‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 367 sur 494 · Eschine, c. Ctésip/tnii, p · texte numérisé non relu

Eschine, c. Ctésip/tnii, p

2, Voy. AU. Proccss, p. I-ÎO.

.S. Harpocralion, s. v. TrâpEGoo; ^ riilliix, VIII, 92. Vov. aussi Bœckh, Slaatshaush., t. I, 2-46, 268 eL 271.

4. Démosthène, clefalsaLcgat., p. 400; Plutarque, (j»a'6^ Sijnipus. VU, 9. Voy. aussi Meier, de Vila Lycurgl, p. XCIX.

5. Voy. Anliq. Jur. publ. Gr., p. 212, el LeuLsch. «ians le Vhiloloijus, t. I, p. 477.

UKS rO.NCriONS PlIiLInUES Uu

cond archonte (^as'.Xîjç) paraît avoir eu seul un costume spécial'. Du moins on cite comme lui appartenant en propre un vêtement appelé /.p-rj-riy-dv et des chaussures désignées sous le nom de i3:<7'.X{ssç. Le serment qu(! prononçaient, en prenant possesr.ion de leur poste, les neuf Archontes et les Stratèges, est le seul dont il soit fait mention d'une manière expresse-; on ne peut guère douter cependant que tous les magistrats en aient prononcé un pareil. Il est plus que prohahle aussi qu'ils accomplissaient, pour inaugurer leurs fonctions, un acte religieux {û-j'.-r^p'.-x), puisque nous voyons cette cérémonie pratiquée même par les citoyens (jui partaient en ambassade ^

Etant donné le caractère du peuple athénien et l'esprit démocratique de sa constitution, il est facile de comprendre que les magistrats eurent souvent de la peine à faire l'especter leur autorité; les témoignages d'ailleurs ne numqiient pas*. La soumission aux représentants de la loi, trait dominant des mœurs Spartiates, était étrangère aux Athéniens. Si d'un côté les délégués de la puissance publique avaient le dnjil ile pnnir la désobéissance, lout citoyen qui se croyait lési^ par l'abus de ce droit avait la ressource d'appeler à un tribunal de l'aniende qui l'avait frappé^. C'était un parti toutefois au(piel on ne se décidait ([ue dans le cas d'une injustice criante, car grâce au bon esprit dont était pénétré le peuple d'Athènes, malgré les quelques-exemples (|ui pourraient faire siip[(o.ser le contraire, les Kéliastes tendaient toujours à soutenir plutôt (|u ;i diminuer l'autorité des magistrats. La loi d'ailleuis [(unissait de

i. l'nlliix. Vil, 77 cl s.-).

'i. IVillux, Vlll, ,S0; l'hiLoii, l'hnlrc, p. -Jil.T [).; I.ysiiis, /*;■-/ Mililr, |,. ;;;îl ; i^iularqui!, l'érivlrs, c. 30 ; Uiiiiirf|iie, r, l'hilnclrs, r. 2.

3. Dt'inusLlièiie, de f'als<i Lcyat., |». i(Kt, 2t. \'oy. aussi Lrjirnn Sxjitrr. p. 187,22. A CCS crrciiioiiios peuvent èlro raUiicliécs les iTrap-zaî tics iiuii^'istrals; vuy. Mcicr, (Juniincnl. iiti(/r., l. I, ji. ."i'.).

4. On lit dans uiio lettre de Nicias au |ifuplc yThiKt/didr, 1. \ll. c. Il . ■/a>,£7iai ykç, ai \j[i.ixtp<x: t^-jfjzi; à'pEa-. ; cf. XéllO|tlioM, Mciim:, I. V, ^ K) et (H'j'iinoiii., c. 21 , .^ '(•.

."). Voy. A)ili'i. .lur. imlil. 'i/'mc., p. 212.

468 (KH \ i;itM;Mi;M itMiii;\i:s

I alilllic, les \ iolriiccs cl Illrlllr 1rs ilijiiK'S Ncrh.iles cilVt'IS les iiitii^isiiaK m roricliuiis ' .

A la siiil(! (le CCS iTiii,iii|iir^ i^t'-iHMalcs. nous |»ass(tn.s jï rrxaiiicd (1rs diLniili'-s parliciilii'i es, en (•(uimirncaiil par les ArclioiiU's (loril le iiniivoir élail non s('iil('m''Ml le plus aiu'i«'nneincnt ('-lahli, mais avait (■l('' le plus cDusidéial)!»' di-s l'ori- ^iiic. Ils p()u\aicnl. depuis Arislidr. rire lin^s au soil indisliuctcincnl dans tnulcs les classes censitaires. On Imail compte t(»utefois de la division par tribus; vtjici commcnl : apri'S le tirage au sort (jui tous les ans lixail loidn' dans li'(|u<d h'S Irihus élaieul rangées, les neuf premit'res fournissaient chacune un Archonte: la dernière seule n'était pas représentée celte fois-. J^e ]>remier Ai'chonte désif^né tenait la ]ireniière place dans le colli-i^c; il élait l'Archonte par excellence, cl plus tard fut appeh'; (pnd(iuei'ois aussi l'Ar -honte «'jKuiyme, parce que s(ui nom servait à marquer l'aimée civile*. Le second avait le lilre de Koi, comme étant ctdui entre les mains de qui avaient passé surtout les fonctions sacerdotales de la royauté. Le troisième était le Polémarque, sur qui reposait en particulier l'administration militaire. Les six autres portaient le nom de Tliesmolhètes, que l'on appliquait quelquefois à tous les membres du collège', non sans raison, car il désigne tous ceux dont les jugements servaient à fonder la jurisprudence ; or, le soin de rendre la justice et de lixer le droit avait été, dès ces temps reculés, la fonction essentielle des neuf Archontes, je ne dis pas la seule, puis({ue, d'après Thucydide, ils

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