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assuraient aux titulaires certains émoluments, par exemple les prélèvements opérés sur les sacrilices*; aussi excitaient-ils d'ardentes convoitises'. En raison de la part qu'ils prenaient à l'administration des revenus aiïectés aux temples, les prêtres étaient tenus de rendre compte comme tous les antres fonctionnaires^. Le droit augurai elles présages tirés des victimes, des phénomènes célestes, du vol des oiseaux, d'autres signes encore étaient loin d'être en mépris chez les Athéniens ; mais il n'y a pas trace comme à Rome do fonctionnaires spécialement chargés de ces attributions. Des devins, à la vérité, sont assez souvent signalés comme accompagnant les généraux en campagne, pour interpréter les signes caractéristiques des sacrifices, et comme prêtant, à l'intérieur, leur ministère aux magistrats*; mais trois exégètes réunis en collège avaient seuls un caractère officiel. Ces exégètes se tenaient prêts à résoudre toutes les questions qui leur étaient soumises et à expliquer les phénomènes célestes [^'.otqij.v.x) ou autres indices prophétiques. Nous ignorons complètement de quelle manière on procédait à leur nominalion. D'après les dispositions adoptées par Platon dans son Etat modèle, on a supposé que l'oracle de Delphes pouvait y avoir part ; rien ne confirme ni ne contre-dit cette hypothèse. Il n'est pas plus facile de décider si l'exégète appartenant à la race des Eumolpides, dont il est question dans plusieurs textes, faisait partie de ce collège, ou si ses attributions portaient uniquement sur h's dogmes et les mystères d'Eleusis"'. Pour les trois exégètes cités plus haut^ il n'est pas douteux qu'ils fussent pris, sinon dans quelques familles déterminées, du moins parmi les Eupatrides*'.
Dans la classe nombreuse des fonctionnaires subalternes,