Voy. Lexic. Segiier., p
8. Il est appelé aussi ô-/i(ji6xqivoç^ dans Pollux, 1. VIII, c. 71. Ces noms donnés au bourreau n'empêchaient pas que des fonctionnaires subalternes de condition libre fussent appelés 5r,[i.'j(j:oi.
Entre les différentes parties de l'administration publique auxquelles sont préposés les fonctionnaires énumérés dans le précédent chapitre, les finances exigent un examen particulier, pour lequel le livre magistral de Bœckli nous offre les ressources les plus complètes et les plus sûres. Après l'examcu auquel nous nous sommes livré touchant les employés chargés à dilïerents titres de gérer la fortune publique, il ne nous reste d'ailleurs qu'à étudier les besoins de l'Etat et les moyens employés pour y faire face. Mais puir cela il est nécessaire de donner préalablement quelques aperçus louchant la nature des monnaies et le prix des choses, afin de mettre le lecteur en mesure de ramener facilement les sommes énoncées à celles dont l'évaluation lui est familière, et de se faire une idée précise de leur valeur.
Les Athéniens n'employaient guère comme monnaie courante que l'argent et l'argent pur^ c'est-à-dire sans alliage, ou avec un alliage presque insensible de cuivre ou de pli^nb. Aussi l'argent attique était-il très apprécié et faisait-il prime paitonl '. Le crime de fausse monnaie était puni de mort". L'unité la plus répandue était la drachme qui valait environ quatre-vingttreize centimes. Il existait des multiples de la drachme jusqu'à buit drachmes. Les pièces les plus en usage étaient les pièces de quatre drachmes, nommées aussi staters d'arg-ent. Cent drachmes formaient une mine, c'est-à-dire une livre d'argent atlicpie. Il fallait soixante mines pour faire un talent. Comme divisions de la drachme, on distinguait l'obole ([ui en était la sixième partie, et la demi-obole. Ces deux monnaies, malgré leur peu de valeur, étaient aussi en argent; ce fut seulement
1. Vuy. liirckli, Slaals/uiK^h., l. I. p. 17-!'.^. , 2. Démoslhèno, r. Lepliiir, ^ Kw ; '■. TinmiTalc, § "Ji-'.
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(liiraiil, la ^iiriic du IN'-ldpnni'sc, r.iii 'lOli av;iiil .J.-(i. lOlviiipiailr î)'{ , .'{) (in'tiri IVappa des olmlcs et des drini-nliidcs d<' cuivre, ri sans doiilc |i;ii('c (jiic Inii' valeur n'TlIi- l'I.iil ;iii dessous de leur valeur !iniiiiMale, ces pii'ccs l'iireii! Iiicnlot retirées de la eirnilalinii. An ronlraire le rlialqiie, •/:</.y.:jr. ipii n'était (|ne la Imilii'ine |iarli(! de Tul^de, el le (|enii-cliali|ne on lepton furent toujours des inonnaios de cuivre. En fail de monnaies d'or, le staler, nonmn; simplement -/pj-cuç, pesait deux drachmes et valait vin^t drachmes d'ar^cnl ; mais à vrai dire, les Athéniens ne frapj)èrent [»as eux-mêmes <le monnaie d'or, sauf dans ranné(? iO."], et ils mêlèrent à l'oi' une forte ({uantilé de cuivre'; mais ils laissaient un lihre cours à la monnaie étrangère, notamment aux dariques de l*erse, qui ne perdaient rien de leur prix nominal. On aduiollait également d'autres pièces d'or plus petites, en ]iarlicnlie!' les staters de Phocidc. "
Les prix des ohjels, «pii lixeiil la valeur de rari:enl. duren! naturellement subir des variations chez les anciens comme chez les modernes. A mesure que l'argent afllua daus Athènes, il s'avilit, et la même somme ne suffit plus à payer la même quantité de marchandises. Quelques exemples empruntés à dilTérentes époques peuvent donner une idée de ces déprécialions. Au temps de Solon, un bœuf était estimé ciiu| drachmes, un mouton une drachme seulement''. Une drachme était aussi le prix d'un médimne d'org-e, soit un peu plus de cinquante litres, tandis que 200 ans plus tard la même mesure coûtait jusqu'à six drachmes ; il est vrai que ce prix est présenté comme excessif*. Du vivant de Socrate, c'est-à-dire un siècle plus tôt, la même quantité de farine d'orge coûtait deux drachmes-'. Unmédimne de blé qui coûtait cinq drachmes sous Philippe de