Vuy. Bujckli, ////(/., p
LES FINANCES 49o
Macédoine, lorsque la récolte était abondante, nen avait vainque trois au temps d'Aristophane'. Le vin du pays se payait à la même époque environ quatre drachmes le métrètc", mesure qui contenait à peu près trente,huit litres. En général le vin était à très bon marché dans Fantiquité, ce qui tenait à l'impossibilité d'écouler les produits dans un aussi grand ravon que de nos jours. Une génisse sans tache et digne d'être oflertc en sacrifice se payait vers l'an 374 av. J. C. (Olymp. iOI, H) <le soixante-dix à soixante-dix-sept drachmes, soit de soixante' cinq à soixante-dix francs ^ Isée évalue un cheval de travail à trois mines, environ deux cent quatre-vingts francs; les chevaux de course et ceux qui servaient à la cavalerie pouvaient valoir plus de onze cents francs*. Le même écart existait dans les prix dos esclaves. Un mineur est coté cent cinquante drachmes ou cent quarante francs^; ce devait être en général le prix des esclaves appliqués aux travaux infimes, à ceux des champs par exemple. Les artisans se payaient naturellement plus cher, et suivant le salaire que rapportait leur travail ; les prix de ceux qui entretenaient le luxe des riches montaient de la façon lapins capricieuse®. La valeur des immeubles n'était pas mieux déterminée ; tout ce que nous savons des propriétés rurales, c'est qu'un plèthre de terre, qui contenait neuf cent cinquante mètres carrés, coûtait environ cinquante drachmes ou quarante-six francs, au temps de Lysias, pt!u après la guerre du Péh)ponèse''. P<uu' les propriétés urbaines, il est fort difficile de se faire une idée de leur valeur. Isée parle d'une petite maison qui ne valait pas plus de trois mines, et Démoslhène évalue à quarante mines une habitation de pan-, vres gens. D'autres sont estimées vingt mines, et une maison
1. |)t''inoslh('ao, c. Vhovminn, p. 918; Aristop liane, Ect-U'uiitz., v. 54-3; et Bœcldi, Slniilsfumsh., p. 132.