V./v. i;.rckh. //'/'/., p
496 r.oiivi:nM:>ii:M itAiiii.M.s
(le jinHiiiil (|iii jioiiv.iil iTccvoir pliisinns l'aniillrs est (•(ili-n qucilqiu! j)arL ca.'mI iniucs'. Poiii" toniiiiicr, cilons sur les [uix dos vAU'iiH'iils quelques indications qui dalciil du li-tujis de Sncrate. []iï vèlenieul de dessous, à l'usag-e de la classe laborieuse, lihrcou esclave, qui couvrait l'épaule gauclu- el laissai! la droilc à lui (■/}-('>'/ ou ir(.);;.{ç), valait, au dire de Socrate, dix draclunes". Dans le Philiis. d'Aristophane ', un jciirio lifunnie demande à une vieille femme qui rentrelieiit : pour un vêlement de dessous, vingt drachmes, etpour des chaussures, huit drachmes, ce qui peut paraître excessif, si élégantes qu'elles soient, surtout en comparaison des souliers de femme que plus tard Lucien évalue à deux dr;ichmes seulement \ Un vêtement d(! dessus oi'dinaiie, tel (ju'en portaient les gens de la classe moyenne, paraît avoir valu quatre slalers d'argent ou seize drachmes % et une chlamyde d'éphèbos est estimée douze drachmes*'. — La conclusion à tirer de ces données éparses et qui ne sont pas toutes inconteslahles, c'est que dans l'intervalle qui s'étend de la guerre du Péloponèsc à la mort de Démos- Ihène, la valeur de l'argent fut plus grande sans doute qu'elle n'est de nos jours, mais que l'on a eu tort de la croire décuple \ Les Athéniens cependant vivaient à bien meilleur marché que nous, parce que beaucoup de besoins qui compliquent les existences modernes leur étaient inconnus, et que peu de chose suffisait à qui se contentait du nécessaire. Le poisson commun par exemple qui, frais ou salé composait la principale nourriture du grand nombre, était extrêmement bon marché. Il en était de même des vêtements; on peut calculer que, du temps de Socrate, une famille de quatre personnes pouvait à la rigueur se fournir de nourriture et d'habillements pour trois cents