r^llux, 1. IX, c. 58; cf. Bœckli, ibid
7. Yoy. Rofibcrtus, dcr Sarhircrth des Geldes im Altcilh., dans le Jahrbuch f. Nationalœkonoinie d'Hildebrand, 8° année, 5^ lïv.
OU quatre ccnls francs par année'. Ajoutons que les condition étaient tout autres pour ceux qui tenaient à bien vivre.
Si l'on veut apprécier justement la valeur de l'argent, il est nécessaire de connaître le produit des capitaux engagés dans les afï'aires. Le taux de l'intérêt prouve déjà que ce produit devait être beaucoup plus considérable que de nos jours. L'intérêt, qui n'était l'objet d'aucune prescription lég-ale, variait en moyenne de douze à dix-buit pour cent. Il descendait quelquefois à dix, mais il s'élevait aussi jusqu'à trente-six pour cent, comme cela avait lieu en particulier pour le prêt à la grosse aventure (t:-/.:; vauT'./.:;)'. 11 est évident que personne n'eût consenti à payer des arrérages aussi exorbitants, si l'on n'eut pas dû en être indemnisé par les bénéfices de l'affaire dans laquelle étaient engag-és les fonds. Les propriétés rurales étaient beaucoup moins productives que l'argent; d'après Isée, une petite terre qui avait coûté cent cinquante mines était louée douze mines, et ne rapportait par conséquent que buit pour cent'". En revancbe on cite un pupille dont les propriétés, données à ferme en totalité par ses tuteurs suivant la loi atbénienne, s'étaient élevées en six ans de trois talents et demi à six talents, doublant presque de valeur. C'était un bénéfice annuel de plus de onze pour cent \ Des divers renseignements qui précèdent il résulte que le revenu de l'argent était alors triple ou quadruple de celui de nos jours.
Les dépenses publiques se divisaient en dépenses ordinaires, que l'on discutait chaque année, et en dépenses extraordinaires, motivées par des besoins accidentels et surtout par les nécessités de la guerre. Parmi les premières doiveni èlif rangés les frais qu'entraînait un nombreux personnel de fonctionnaires et de serviteurs. Bien (|ue la plupart des fonctionnaires ne fussent pas rétribués, ces frais ne laissaient pas d'être considérables, en raison des repas que fournissait l'Etat. D'ailleurs les subalternes, tels que les scribes, les hé-