‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 396 sur 494 · Aristophane, Vespœ, v · texte numérisé non relu

Aristophane, Vespœ, v

2. Aristoph. Achurn., v. 66; voy. aussi Démosthène, de falsa Légal. ^ p. 390, où les frais d'une ambassade composée de dix personnes, dont Tabsence avait duré moins de deux mois et demi, sont fixés à 1,000 drachmes. Voy. aussi Scha:'fer, Demosth., t. II, p. 226 et 236.

3. Aristophane, Ares, v. 1023; Harpocration, s. v. sTtiaxoTio:; cf. Bœckh, Stuatshaush., t. I, p. 534.

4. Af/ôfiîv [nffôocpopclv (Démosthène, c. Tiinocmte, p. 739).

0. Hérodote, 1. III, c. 131. Sur les médecins publics, on peut consulter Aristophane, Ac/i«yn.,v. 1043 ; le schol. de Platon, Po/(ï., p. 239 A; Schneider, dans ses Notes sur la PolUique d'Aristote, p. 108, et Hermann, dans son édit. du Charililcsde Becker, t. III, p. 50, où il nie avec raison qu'une autorisation de l'État fût nécessaire sur tout le territoire de la Grèce pour l'exercice de la médecine.

fj:s finances 499

quelles donnaient droit la qualité de sénateur, l'assistance aux assemblées populaires et aux audiences des tribunaux. Les sénateurs touchaient une drachme à chaque séance; en supposant qu'il y en eut trois cents dans Tannée et qu'en moyenne quatre cents membres fussent présents, car on ne saurait admettre que le Couseil fût toujours au complet, nous arriverons à la somme annuelle de vingt talents. Le résultat est exactement le même pour l'Assemblée du peuple en calculant trois oboles par jour, ce qui était en effet le salaire attribué à chaque citoyen au temps de la pure démocratie, et en supposant que six mille personnes se trouvaient réunies à chacune des quarante séances régulières. Sans doute il y avait aussi des convocations extraordinaires,, mais d'autre part, le nombre de six mille doit être une moyenne fort exagérée, sans compter que les riclies auraient cru déroger en recevant leur triobole ; un fragment du comique Antiphane fait allusion en effet à des membres de l'assemblée qui refusaient le prix de leurs services^ Aristophane évalue à cent cinquante talents l'ensemble des indemnités payées aux juges ^. C'est Là évidemment un maximum, car il fait entrer en ligne de compte trois cents séances et six cents Héliastes; or en admettant môme le premier nombre, il est impossible de supposer que les six cents Héliastes assistassent à toutes les audiences. Il faut donc retrancher quelque chose du total d'Aristophane; il ne pouvait guère toutefois être inférieur à cent tak'uls.

Outre ces indemnités, les citoyens recevaient aussi, depuis l'administration de l'ériclès, ce qu'on appelait les Oi(.)f'.7.z^ Les Théorica n'étaient payés d'abord qu'aux fêtes où avaient lieu des représentations dramatiques. Le théâtre alors était loué à un fermier (Ocx-rptovy;; ou àpy.-rÉy.Twv), qui devait l'entretenir en bon état, et pour se couvrir de ses frais, était autorisé à per-

1. Voy. Alli(''iii'(\ 1. \'I, c. ,'')2, p. "JIT, où Ton ('X|iliinio l'cxprossioti ilo £xx).r|<Ttaarr|; &î/.ô(ïtTo; par les Iliots <> \i^t\\J.'.<J^vj à),).à Tipoîxx Tf, tô).£'. •j-KT,Çif:wi. 11 n'ôlailptis venu à Tospril dos amùotis (riiiU'rdire le refus de l'indomnilé allaclic aux services publics; c'est là un scrupule propre aux dcniocralie? iiioilernes.

'2. ArislopliHiie, Vcs'/*,»', v. (iiiO.

;>. Voy. lîoecldi, SUutlshaiish.. t. I. p. '6W cl sui\ .

.iOO i.iirvi;itM,\ii:\ I m'a iiii;\i;s

rcîvoir de cIi.kiiic s|»('clal('iir un droil d'iMil l'i'i'. lixi- jtoiir li'S |»|,ic('s (»nlin;iii'('s à dtMix oholrs. ()c |;i l'-lail vi'im , |iiiiir l'acililer aux pauvres l'accès du llicAU'c, l'usage do leur coinjtler la niruie soimue sur la caisse j)ul)li(|ne, usa::*' (jue plus tard on oleudit aux aiilres fêtes, aliii (|ii(' 1rs iiinllicun'iix jxissciil df t'Miips à autre passer unr l)Mmic jinirin'c ( >ii ;i su pln^ haut les raisous (pii jieiiveul «Hre invonuées eu laveur de ces mesures'. Une iusciipliou, entre autres d(tcuin(Uits, nous permet d'évaliu'r les cliiii'iics (ju'elles faisaient peser sur rÉtaL^. Il en résulte (jue dans la 3" année de la 92^' oiymp. (av. J.-C 410), ])ar conséquent dnrant la guerre du Péloponèse, le trésor d'Athèna versa pour la distribution des Théorica 2 talents dans la 3" prytanie, 8 talents 1, :}.">.") drachmes dans la 4% quatre talents 2,200 dr. dans la 5'\ deux talents 1,232 dr. dans la 1% ce qui l'orme pour 4 prytanies un total de six talents, 27 mines, 87 dr., é(|uivalant à plus de 93,000 francs de notre monnaie, (^onime cette somme avait été payée entre les mains des kKKTt'iz-xixix'. ou collecteurs des taxes levées sur les villes alliées, il est fort probable qu'elle n'était que le complément de ce qu'ils avaient pris déjà sur leurs propres fonds, et que les dépenses des Théorica étaient beaucoup plus considérables. On ne peut douter que les Théorica fussent payés sur la caisse des ï/j.Tt'n-x'^J.x:, destinée uniquement dans l'origine à fournir aux besoins de la guerre, et alimentée par les subsides à l'aide desquels les alliés dédommageaient les Athéniens, sur qui portait surtout le poids des expéditions lointaines. Il n'est donc guère possible de fixer la somme totale à laquelle pouvaient s'élever les frais des Théorica, et nous devons nous borner à dire que Bœckh l'évalue de vingt-cinq à trente talents par années Vers la Un de la guerre du Péloponèse, lorsque la démocratie radicale subit un temps d'arrêt, ces dépenses furent •uspendues, ainsi que les indemnités pour le temps consacré

Page 1