Corpits Inscr. Gr., n" li
3. Voy. Staatshaiish., t. I, p. 315, où Bœckh ajoute que, même dans les bons temps de la république, c'est-à-dire avant que la décadence fût sensible, la somme qu'il indique put être doublée ou même triplée.
aux affaires publiques; mais elles furent rétablies aussitôt que la démocratie reprit le dessus, et des trésoriers spéciaux furent institués à cet etfet; il est fort probable qu'ils étaient au nombre de dix et nommés à l'élection. Pendant quelque temps ils furent les premiers officiers de finances : outre leurs attributions particulières et l'intendance des bâtiments, ils étaient cbargés de contrôler les revenus publics, à la place de l'àvT-.vsa- 5sjç, et de percevoir, à la place des à-coÉy.Ta-., les deniers dus à l'État; toutefois ce cumul fut aboli au bout de quelques années'. Lorsque les Athéniens furent moins disposés à se lancer dans les aventures, les dépenses des Théorica devinrent injustifiables, et à ce moment même, le peuple poussa l'avidité jusque-là de décréter que tous les excédants de recettes seraient versés dans cette caisse spéciale. Ce fut au point que, pendant un certain temps, la peine de mort fut prononcée contre quiconque proposerait d'en enrichir la caisse militaire ^ Les occasions de prodiguer inutilement l'arg-ent du trésor se multiplièrent déplus en plus. Il fallut, entre autres charges, pourvoir à des l)anquets publics, souvent renouvelés. La distribution des Théorica se faisait dans chaque dème ; au temps de Démosthène, les riches y prenaient part aussi bien que les pauvres''.
Une dépense plus louable était l'assistance donnée aux citoyens indigents et incapables de travail. DéjàSolonou, suivant d'autres, Pisistrale avait fondé cette institution en faveur de ceux dont l'incapacité résultait de blessures reçues à la guerre*. Plus tard, la bienfaisance publique s'étendit à tous les infirmes qui possédaient moins de trois mines ; c'était la pauvreté. Suivant les circonstances, les secours pouvait-ut varier de une à trois oboles par jour''. C'était le peuple (|ui dressait
1. ^scliine, c. (7<c's('p/ion, p. 417 ; voy. aii.ssi Bœckli, Slftals/hiiinh., I. I, p. 251 ; Sclurfer, Drmosth., t. I. p. 177, 181 et suiv.
2. Voy. Schœfer, Drmosth., t. I, p. 185. 8. Démoslhèno, c. Li'odum's, p. 1001.
4. I^lutar(iuo, So/o/t, o. 31 ; Scliol. d'.Ksciiiiip, t. lit, p. 7:i8; llarpocralioii, s. V. àouvaxoi; voy. Russi ti(i!cl<h, ////'/., p. 3i2 ol suiv.
5. l'Iiiloclioros, cité par IIar|iooralion, s. v. àoûvaTo-., tlaiis les Frayiii. Ilistor., (1(1 Mulk^r, t. I, n" 07 et (iS.
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la listo, cl le Sénat qui (Hail rliar^'^r do la dislrihiiliini, ;i chaque prylaiiie. Il fallait, |»(Mir y prendre paii, juslilier du Ijcsciiii qu'on on avait, faute de quoi on était ajourné à la période suivante. A chaque épreuve, un contradicteur pouvait se présenter et entamer avec le poslulant une discussion qui ahoutissait quelquefois à un jugement en forme. Suivant l'opinion très plausible de Bœckh, la somme ainsi employée annuellement variait entre cinq (il dix talents. En dehors de ces secours, il n'existait pas dans Athènes d'établissements charitables, tels que les hospices. On devait, en effet, en sentir beaucoup moins la nécessité que chez les nations modernes on parmi les citoyens, on compte un grand nombre de prolétaires dont les institutions de bienfaisance sont l'unique ressource. Les esclaves qui en tenaient la place étaient nourris par leurs maîtres, autorisés, si leur maison trop nombreuse menaçait d'engendrer la misère, à en arrêter l'accroissement, et qui pouvaient toujours se décharger en vendant les bouches inutiles. Les Théorica et les indemnités allouées soit pour les Assemblées populaires, soit pour les séances des tribunaux, étaient cependant aussi, dans une certaine mesure, une institution do charité. De plus, les fils des citoyens morts à la guerre étaient nourris jusqu'à leur majorité aux frais de l'État, et recevaient, lorsqu'ils étaient en état de porteries armes, une panoplie, c'est-à-dire un équipement complet d'hoplites'. Enfin, il y a lieu de mentionner au même titre les distributions de grains qui, en cas de cherté, étaient faites gratis ou moyennant une faible rétribution '.
Même durant la paix, l'entretien des forces militaires était pour l'État une charge considérable. D'abord les Chevaliers qui en tout temps étaient réunis et astreints à des manœuvres, recevaient des indemnités, à leur entrée au service, pour leur équipement (y.a-àc7Tac7iç) , et jusqu'au moment oi^i ils obtenaient leur congé, pour leurs chevaux. Nous ne savons pas quelle était l'importance de ces indemnités, et devons nous en tenir au