‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 398 sur 494 · Ihid., p · texte numérisé non relu

Ihid., p

LES fixant.es 303

témoîg'nage tie Xénophon qui évalue l'ensemble des dépenses occasionnées par la cavalerie à quarante talents par année, non compris les Hippotoxotes ou archers montés'. Les Hippotoxotes, au nombre de deux cents, étaient des esclaves publics, comme les archers à pied. Ils étaient néanmoins utilisés à la guerre-, et l'entrotien de leurs chevaux ne devait guère coûter moins de quinze talents. Plusieurs galères restaient aussi gréées et équipées en temps de paix, tant pour le service des théories que pour d'autres ambassades. Il en existait trois, dans la période qui est surtout l'objet de nos études. On les appelait Délias, Salaminia, Pamlos, la première parce qu'elle servait à la théorie de Délos, les deux autres parce que l'équipage était recruté ]»armi les habitants de Salamine et sur la côte sud-ouest de TAltique. Plus tard, nous trouvons V Ammo?iis, VAntigonis, la Démé trias, la Ptolémaïs, sans pouvoir reconnaître s'il s'agit de nouveaux navires, ou si les noms seulement sont changés. La première hypothèse est toutefois la plus vraisemblable en ce qui concerne VAmmoiiiSy galère sacrée de Zeus Ammon, mentionnée pour la première fois sous Alexandre le Grand '. On sait du moins que les hommes qui montaient ces navires coûtaient par tète et par jour quatre oboles et qu'il existait une caisse spéciale sous la g-arde d'un TaiJ.'ia;, pour la solde et les autres dépenses de chaque équipage. Si donc l'on compte deux cents hommes par équipage, la dépense pour un navire s'élevait environ à sept talents par année '\ Ces navires servaient aussi dans l'occasion comme bâtiments de guerre, et jiaraissenl avoir eu pour connuandanl un .Navarque^ La llolle proprement dite, dont les faibles commence-

1. Xénophon, lli[)p(i)chirhos, c. 1, g 11). Voy. aussi le P/iilnliM/iis,l.XY, p. 69 et suiv., où Siiuppe combat avec raison ropiiiion de Bake que la xaxi- (TTaai; n'aurait été payée que sous le gouvernement tics Trente. Los arguments qu'a fait valoir Bake (FtT.s/ag'cn en Medeel., V. -45 et 306) sont de peu de valeur.

Page 1