‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 412 sur 494 · I.i:S l'I-VA.NXES ol · texte numérisé non relu

I.i:S l'I-VA.NXES ol

se reproduisisscnL assez régulièremenl chaque année,, ce qui fit souvent accuser les juges de complaisance poui- le trésor, il n'est cependant pas possible de calculer ce qu'elles pouvaient produire en moyenne. Quant aux frais de procédure, ils ne pouvaient manquer de fournir un revenu considérable, surtout depuis que les alliés furent forcés de soumettre leurs dill'é" rends à des tribunaux athéniens. Cette condition, qui paraît leur avoir été imposée vers le milieu du v" siècle, fui mainlcnue jusqu'au moment oii la guerre de Péloponèse lit perdre aux Athéniens l'empire de la mer; mais il n'est pas probable (ju'elle ail été rétablie, lorsqu ils eurent reconquis peu à peu leur supérioiité maritime. On peut se faire une idée du revenu que procurait aux Athéniens radmiuistration de la justice par cette circonstance, qu'Alcibiade énumère, j^armi les dommages (rue leur cause l'occupation de Décélie par les Spartiates, la vacance forcée des tribunaux, tant que le territoire était en^■alli par l'ennemie

Enfin les ressources de beaucoup les plus considérables étaient fournies au trésor par les tributs des alliés, que les Athéniens considéraient comme leur appartenant en propre, surtout depuis que la caisse de la confédération avait été apportée dé Délos dans leur ville. Tan 461 av. J.-C. (01ym[). 79, 4), prétention d'ailleurs très fondée, comme le dit Périclès, puis([u'ils prenaient sur eux tout le poids de la guerre contre les barbares^ La summe de ces tributs, qui avait été d'abord de quatre cent soixante talents, n'était pas en général moindre de six cents, vers le commencement de la guerre du Péloponèse, et s'éleva même ]>lus tard jusqu'à treize cents, soil [lai'ce ([ue de nouveaux alliés accédèrent à la ligue, soil [>arce que les tributs furent aggravés\ Ils étaient en eil'et revisés de temps à autre, en général tous les cinq ans; augmentés pour tel ou tel Etal ils ])ouvaicnt être allégés pour d'auli-es, en quoi la partialité et la faveur avaient jdus de [lart que la justice. Les

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