Thucydide, 1. U\, c
LES FINANCES o21
(Olymp. 100, 3, av. J.-C 378), où un nouveau système fut introduit, qui est resté pour nous lettre close. Les deux seules données qui nous soient parvenues, c'est que dans la classe opulente le T(;rr//x portait sur le cinquième de la fortune ', et que le T(;r/;;j,x du pays entier formait un total de 6,000 talents en chlIFros ronds, ou plus exactement de o,750". Il se peut que cette expression désigne, comme dans l'ancien mode de contribution décrit plus haut, une part déterminée de la fortune publique. Bœckli Ta entendu ainsi, et, partant de là, il a tenté de retrouver le capital imposable dans les autres classes. Les 5,7o0 talents représenteraient, dans cette hypothèse, Tensemble des quotes-parts servant de base à l'impôt, sur toute la surface du teiriloire. Mais il est fort possible aussi que le mot -'.[j:r,[j.x ait un autre sens, et désigne le revenu que la propriété produisait ou était censée produire, et d'après lequel on aurait calculé l'impôt. Si par exemple, pour une fortune de 15 talents qui était le cens de la première classe, le -d[j:r,ixx est fixé à trois talents, cela suppose que le produitétait calculé sur le pied de 20 p. cent, ce qui n'a d'ailleurs rien d'invraisemblable d'après ce qu'on a vu plus haut sur la valeur du capital". Sans doute ces évaluations n'étaient pas rigoureusement proportionnelles : il est probable que le -{[j.-çj.x éiiùi établi, pour des fortunes moins considérables, d'après un taux moins élevé, peut-être à 10 ou seulement même à 3 pour cent. Dans le cas où l'on préférerait cette seconde interprétation, les 5,750 talents représenteraient la somme des revenus présumés, sur lesquels était assis l'impôt*.
Nous sommes un peu mieux renseignés sur une inslilutiou créée vers la même époque pour faciliter la rentrée' des contri-
1. Démosllièno, c. Aphnbo<;, I, p. 815, iO; II, p. 83t», 25; .>l III, p. 8G2, 7; cf. Bci'ckli, ^Uiuttshitiish., t. I, p, ()67 cl suiv.