Voy. lbid.,\). 2U0 et suiv
."34 i.fti \ i:ii\i;\ii;\ I i)' \ iiiknks
;^c;iiil .111 Palladinii . Il pouvait arriver aussi (jiie Ju mt'iniic en (jiifîslion no lui pas légaleniont punissable ; c'était, en pareille circonstance, an tribunal du IJelphinion à en C(jnnaître. L'instruction passail par trois phases, dont chacune durait un mois, de sorte que hî jufçement ne ]touvait intervenir que dans le quatriènne mois, et connue d'ailleurs la loi exig-eail ijuil fùl prononcé sous le même Ai'chontc (jui se trouvait en foncli(jns au nioni('nt(u'i le procès avait été intenté, il en ri'sultait (jue les plaintes ne pouvaient être reçues dans le dernier trimestre <'t devaient être ajournées à l'année suivante ^CiCs préliminaires ne s'accomplissaient pas dans la résidence oflicielle d(! TArchonte-roi, située comme on sait sur la place publique, dont l'imprécation rapportée plus haut interdisait l'accès au meurtrier, mais dans l'un des lieux désignés ci-dessus, suivant la nature de l'accusation. Il paraîtaussi que le Koi était assisté des juges qui devaient plus tard prendre part à la sentence. Ces divers em})lacements n'étaient pas couverts, de peur que l'on pût dire que les accusateurs et les juges avaient séjourné sous le même toit que le coupable^. Le Roi devait en outre retirer de sa tête la couronne, insigne de ses fonctions '.Les parlies adverses occupaient des places réservées. Dans l'Aréopage, leurs sièges étaient des pierres brutes; la place du plaignant s'appelait la pierre de l'àvaiSsca, c'est-à-dire de l'intransigeance, non de l'impudence, comme on l'a cru longtemps; celle de l'accusé s'appelait la pierre de l'jop-.c ou de la violence*. Les deux parties prononçaient des serments solennels, en touchant les restes des animaux, sangliers, béliers ou taureaux, immolés pour la circonstance avec des cérémonies particulières. L'accusateur protestait de sa sincérité, et affirmait en outre le degré de parenté qui l'attachait à la victime ^ Les serments des