V^oy. le Philulo(jits,L 1, p
3. Déinosthène, c. Krrrgos, p. i2ii; Tollnx, 1. \'lll, c. I2().
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le (li.i'IMr riail seul cliai^r <](' rinslnirtion ; il tenait donn loiilr radaiic dans sa main. Les (l(''bat.s clos, il rfriictiait sa (l(''cisi()ii au nia^islial (|iii ra\ait inv<'sli de ladain'. Ct-lui-ci signait cl j)ul)liail la sentence (]iii ac<jin''rait pac là force de loi, sauf l'appel au(|uel on pouvait toujouis recourir, nnijeniianl une amende (7:apa6 ;>.-.; v on zapâ5oAGv) dont nous ignorons le montant'. Aj)i'ès l'année révolue, les J)iaitètes, comme tons les autres fonctionnaires, pouvaient être cités devant les Logistes, pour rendre compte de leur conduite. Ils étaient même, dans le cours de Tannée, en l)ullc à l'Eisangélie. — Il ne faul pas confondre les Dia'tètes ])nblirs avec les amiables composi leurs (]ui portaient aussi le nom de Dia'tètes, mais (jui élaienl clioisis])ar les parties d'un consentement mutuel, et dont la compétence élait uniijuement réglée par les termes du compromis. Régulièrement, et il en fut toujours ainsi dans la période desoratcurs, les adversaires s'engageaient à accepter sans appel la décision de l'arbitre (ju'ils s'étaient donné ; mais au]iaravant les cboses ne s'étaient pas toujours passées de cette irianière, et l'intervention de l'arbitre n'avait été souvent qu'une tentative de conciliation.
Pour la commodité des habitants répandus dans la campagne et dans les dêmes, il existait aussi des juges de paix cantonaux (y.aTà oT^ij.ou; o'.y.aTTai), qui se déplaçaient sans cesse et se prononçaient sur les différends dont l'objet ne dépassait pas dix drachmes, ainsi que sur les injures et les voies de fait sans conséquences graves. Il y on eut d'abord trente ; plus tard, à partir d'Euclide, le nombre en fut porté à quarante. Ils étaient tirés au sort ; peut-être avaient-ils été d'abord désignés au choix'. On ne sait s'ils fonctionnaient réunis en collège ou partagés en sections; la dernière conjecture est cependant la plus vraisemblable. Il est probable aussi que, dans chaque région, certains lieux leur étaient assignés, et que Ton faisait savoir à l'avance le moment où ils devaient tenir séance.