‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 431 sur 494 · Pollux, 1. YIII,c · texte numérisé non relu

Pollux, 1. YIII,c

2. Le sort prononçait d'après Démoslliène [Bise. c. Timocratr, p. 735, 13) et le Lex. Scgner. (p. 300, 15); les élections étaient faites à mains levées suivant le même Lex. Seguer. (p. 310,21) et Hésychius s. v. Tp-.ây.ovxa.

Nous ig-Rorons quand fut fondé ]g coUèg-e dos juges cantonaux ; peut-être cette institution est-elle due à Selon, ce qui ne veut pas dire qu'avant lui la justice n'était pas rendue aux habitants des démes, et qu'ils étaient forcés d'aller à la ville pour régler des bagatelles. On peut être sur au contraire qu'il existait à leur usag-e une juridiction quelconque, bien que l'on n'en connaisse pas la nature.

Enfin nous devons mentionner les Xautodikai ou juges de commerce-, bien que tout ce que nous pouvons on dire se borne à ceci qu'ils connaissaient des procès entre les commerçants maritimes {ïij.T.zpzi) , et de ceux que l'on intentait aux étrangers accusés d'usurper le titre de citoyens. Les Xautodikai décidaient seuls les premiers, mais se bornaient à instruire les seconds et à les déférer auxIIéliastes.La réunion de ces deux sortes d'affaires s'explique peut-être par le motif que parmi les commerçants maritimes beaucoup s'attribuaient faussement les droits civiques. Les Nautodikai n'existaient plus du temps de Démoslhène, et leurs atlribulions avaient passé aux mains des Thesmothètes.

Tous les juges énumérés ci-dessus nétaient compétentsque dans les procès privés^ ;au contraire les liéliastes, institués par Solon, étendaient leiu' juridiction sur les affaires publiques et particulières, mais ne jugeaient originairement les secondes (|u'en dernier ressort. Pourles affaires d'un caractère public, ils prononçaient souverainement. Leur nom vient dcr^'/.'.xix qui, de même que xycpi, désigne à la fois la réunion et le lieu où elle se tient. On appelait donc r,K>,xix chez les Athéniens l'emplacementoii se rassemblait la majorité et, même dans quelques cas imj)()rtanls, la totalité dos liéliastes*. Cet omplacouK^nt paraît

1. D'iiprès le Schol. (rArishipluuie (/t'.s- iYures, v. 37), Solon uiirail iiislitué les (léniarques ïva ot xatx o/ifjLOv ôiowat xx'i ).a[x6âv(.)(7'. xk ôixata Tiap' a>.).r|X(ov, mais il par.iiL y avoir confiisioii ontro les Démarques el les juges de disU'icls; Voy. Meior, l'iall. Allucin. Zeit., 1844, p. 130(3.

2. Voy. ail. Vvnccss, p. 83 et suiv. ; VrrfhssiOKjsinsrli., p. i-7.

'A. Dans 1rs procès auxquels (lunuait malièrerusurpalioii ilestlroits eivi(|ues, cL auxquels s'altacliait un iiilérèl puMie, les va-j-ooixai étaient chargés simplement d'iuslruire l'aHaire, lum île l;i juger.

^. Aiidoeide, (/(,' Mijstcriis, p. ',), § 17, l'ail meiilinii dr l),UUO juge? ilaiis une accusaliou d'illégalilô (yp. 7i5(pav6|A(.)v).

'542 liOllVEMMOMKM' d'aiII^NKS

avoir é\v ronligii à la plaro piibliiiuc On a dit, mais sans le proiiNcr, <\\\'i\ avait servi (jnc'l(|nf'lois anxassonihléos générales (In prnpic. IVoiis ignorons qnci cliilLan temps de Soldo. \r nonilne des lléliasies ot le inod(! de leur nomination. iJnianI répanouissement du la démocratie, lorsque les prociis des alliés étaient portés devant les tribunaux athéniens', ils n'étaient pas moins de six mille, soit six cents par tribu; il est probable qu'ils n'avaient jamais été de beaucoup inférieurs à ce nombi-e, el que le fiacUonnement en sections que nous trouvons établi dans la suile remontait plus haut. Chaque année, les neuC Archontes tiraient les noms des Héliastcs au soil, d'abord sur la place Ardettos-, située en dehors de l'enceinte, plus tard dans un autre lieu dont le nom ne nous a pas été transmis. Les citoyens désignés prêtaient un serment dont nous ne pouvons juger d'après la teneur de celui qui nous a été conservé dans un discours de Démosthènc, car ce texte, outre qu'il révèle manifestement un temps postérieur à celui de Solon, est suspect sous tous les rapports^. Les six mille Iléliastes étaient partagés en dix sections, chacune en comprenant cinq cents, de sorte qu'il en restait mille pour combler au besoin les vides. Les sections s'appelaient Dikastéries, de même que les lieux oii elles tenaient séance. Dans chaque section, les représentants des diverses tribus étaient mêlés. Les Iléliastes portaient, comme signe distinctif, une plaque de bronze, avec leur nom, leur numéro^ la lettre indicative de leur section, depuis A jusqu'cà K, et une tête de gorgone qui était les armes de l'Etat. A chaque convocation les Iléliastes se réunissaient sur la place dumarché,etlesThesmothètes tiraient au sort les tribunaux où les diverses sections devaient siéger. Toutes les alTaires n'exigeaient pas que l'assistance fût au complet: tantôt il suffisait

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