‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 445 sur 494 · Voy. Au. Proccss, p · texte numérisé non relu

Voy. Au. Proccss, p

îiGO tidi \i:it.M.\ii;.\ I i/a i iii.M.s

ajiii.'irlrnail de ju.ijfr les .-iliiis d'.iiiloiili'' ((jiniiiis par 1rs iiiugislrals, cl (le se |iniiioiicrr sur la \ali(lil('' des dérisions prisi.'s dans 1rs (loniiccs popnlaiiL'S, IduIcs les lois qu'elles étaient alla(]iié<'s s(»iis la^aranlie de Vj-wj.zzix. Knlin l'adoption ou le rejet des lois était entre leurs mains, dans ce sens qne les assenihN'cs (les iinuK il iii'lfs nV-laieril m i(''alil('- (|iic des roiiiniissions liéliasli(]iics. l'ài adniellanl (|ue Solon eût cii^anisé dès lors la iNomothésie, qu'il ait même attribué aux Jléliastes le droit de se prononcer sur les motions illég-ales {ypxf'r, T.xpx/i[n,yf), de juger les épreuves des fonctiounaircs et de recevoir leurs comptes, le caractère des tribunauxhéliasliques, dans un temps où n'existait pas encore l'appât du salaire, devait être fort dill'érent de celui qu'ils eurent plus lard, lors(|iie des indenmités modestes d'abord, mais successivement i^rossics ])ar les démafiogucs, allirèreni de plus en plus la classe à laquelle on est le moins en dioit de demander la prudence et l'intellig-ence jiolilique. Si favorable que notre jug-ement soit en général au démos d'Atbènes, à quelque liauteur que nous le placions audessus des autres, ce n'était pas moins un démos, facile à séduire, plus prêt à écouter les suggestions }»assionnées que la voix de la raison; en présence de l'bisloire, les plus ardents pbilbellènes ne sauraient le uier. Arist(q>bane a représenté, dans ses Gu('jjps, un pauvre homme ap|)elé à faire partie du tribunal des Héliastes. Le portrait est vraisemblablement chargé, mais on ne peut douter qu'il ait un fonds de vérité, puisqu'il a été tracé par Aristophane. Son Philocléon est grossier, satisfait de lui-même, fier de l'autorité que ses fonctions lui donnent à lui et k ses pareils. Devant sa personne et son suffrage doivent s'incliner, à l'en croire, les plus riches et les plus puissants. 11 n'y a pas d'intérêts grands ou petits, sur lesquels il ne puisse, le cas échéant, prononcer en dernier ressort ; seul, il ne doit de comptes à personne. On peut se ligurer facilement l'attrait que cette toute puissance exerçait sur la fbule, sans compter que beaucoup étaient loin d'être insensibles au salaire, ainsi que le dit sans détours le chœur des Héliastes dans les Guèpes\ Ce chœur est composé de ci-

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