‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 451 sur 494 · Voy. dcr Ail. Pvowss, i>. 2'JS · texte numérisé non relu

Voy. dcr Ail. Pvowss, i>. 2'JS

S. Voy. Ihld., p. 209.

y. Voy. plus bas, J^ 1!}.

r>G8 fiOUVEnNEMENT !• ATHÈNES

([iii srparf r.idiiiiiiisliaUoii do Périclès cl la mort d'Isorralo'. Kn rcvaiiclio, l'An'-opa^o s'ôlait sans cesse ai)[»li(|ii('' à préserver de loiile alteinle la religion d'hùlal; il n'élail cepondanl pas seul chargé de ce soin. 11 est iriij)Ossil)le d'élahlir, eornim,' (111 l'a prétendu, qu'il ail ou mission spéciale d'admelire on de rejeter les nouveanx cultes'. La vérité est que ces innovations étaient, dans certains cas, considérées comme une olîense anx divinités nationales, or on sait que les actes d'imjiiété pouvaient être déférés à l'Aréopage sous forme d'accusations ou de simples dénonciations, bit-n que suivant plusieurs témoignag-es ils rentrassent aussi dans la compétence des hihunan.v héliastiques; rien n'indique les limites qui séparaient sous ce rapport les juridictions''. Etait aussi considérée comme une impiété la destruction des oliviers sacrés, propriété de la ville. La peine encourue dans ce cas était le bannissement et la conliscalion. Il est certain que la poursuite de cet attentat rentrait dans le compétence de ri\.réopage, et qu'il cboisissait les inspecteurs cbarg'és de préserver les plantations''.

Si restreinte que puisse paraître d'après cet exposé l'influence de l'Aréopage durant la période qui nous est le mieux connue, il n'en restait pas moins dans l'opinion publique l'objet d'une grande vénération. Le peuple ne lui permettait pas, il est vrai, d'entraver le progrès de la liberté démocratique, mais il lui témoigna toujours confiance et respect, et les instructions judiciaires que l'on tenait à voir suivies avec conscience et gravité ne cessèrent pas de lui être confiées^ bien

1. Ce que Fauteur de VAxiochos dit touchant la surveillance de l'Aréopage sur les éphèbes (c. 8) ne peut être admis comme'un témoignage applicable au temps dont il s'agit.

2. On a conclu d'un passage. d'Harpocration s. v. Iitiôétou; lopTaç, et j'étais d'abord de cet avis, que celui qui adoptait un culte non reconnu légalement pouvait être cité devant l'Aréopage, mais j'ai démontré depuis [Optisc. dcacL, t. III, n. 439, n. 22) que le texte d'Harpocration n'a pas le sens qu'on lui attribuait.

3. Voy. der AU. Pmccss, p. 305; Bœttiger, Opusc. acad., éd. Sillig, p. 69, et Hermann, de Theoria Deliaca, Gœtlingue, 1846, p. 12.

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