‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 457 sur 494 · Plutarque, Solon, c · texte numérisé non relu

Plutarque, Solon, c

7. yEschine, c. Tmmrque,^. 40; voy. aussi A/^ Proccsa, p. 334. 8. Voy. Beeker, Chariklcs, 2* édit., t. Il, p. 31.

la plupart dfs villes grecques, de mailres professant publiquement aux frais de l'Etat, et en ellet il n'y en avait pas besoin, vu le grand nombre de gens qui tenaient des écoles libres et faisaient payer leurs leçons, suivant le degré de confiance qu'ils inspiraient aux familles. Les enfants commençaient à fréquenter l'école dans leur septième année ; lorsqu'ils avaient appris à connaître et à écrire leurs lettres, en copiant les modèles que leurs maîtres traçaient sous leurs yeux, ils s'appliquaient à des exercices de lecture. On lisait souvent les poètes, et en particulier ceux qui étaient les plus propres à former le cœur et l'esprit de la jeunesse. A cet effet, on réunit de bonne heure dans des recueils des passages choisis d'Homère, d'Hésiode, de Théognis, de Phocylide et d'autres*. Les enfants copiaient ces recueils, car il était rare qu'ils en possédassent des exemplaires, les apprenaient par cœur et les récitaient. Il n'est pas douteux que les maîtres joignissent à ces exercices des notions diverses; sans doute ils expliquaient à leurs élèves les règles du langage. Toutefois cet enseignement plus relevé ne remonte pas au delà deSocrate, et pendant longtemps ne trouva pas accès dans les écoles d'un ordre modeste.

Les enfants un i)eu plus avancés en âge étaient initiés à la musique proprement dite, que les Grecs considéraient non seuhiment comme une distraction agréable, mais connue exerçant une influence décisive sur les sentiments et les dispositions de l'àme". La vie de l'homme, dit Platon', a besoin de nombre et d'harmonie intérieure; aussi les enfants doivent-ils apprendre les pièces des bons poètes et s'étudier à les jouer sur la lyre, alin <jue, familiarisés avecla mesure, ils l'observent aussi dans leurs [laroles et leurs actions. A renseigiienu'nt de la musique se Irouvail j(ùiilo ainsi la connaissance des clu'fsd'œuvrc lyriques, el riuibilelé à jouer des instriiinenls n'avait

1. l'hiloi), 1rs Lnis, I. vil, r. 1.") [). 27:5; ('..ili(;ii, d- Hipimn-. ri i7'(/..»/s (Inijiniil., 1. VI, c. i (l. V. |). iJ[5, 0(1. Kiiliii); JainhlKim», l'/7</ Viflluii/., \\. 111 etlG4;voy. aussi Anli'i. .hir. pulil. (ir.vr., \\. 332, n. 13, el. Oiiitsr. acad., t. IV, p. 27.

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