V(iy. jiliis liaul, [). îi'i
■J. I)t'là II" iirovoi'l)e [>.'f{iz veîv [iriXE ypâiAjAaTa, tii: tùjv aiiaOtôv ; vov. nioi^f- Tiiaiiiis, ceiil. VI, 50. l. I, p. 278,0(1. Leulscli.
3. l'Ialon, Luchi's, p. 182: voy, aussi les notes do Haaso sur Xénoplion, de Jirpvlil. Lnminii., p. 210; tlron, Introd. au Larhrs, p. 10: A. G. Winckelmauii, l'inh;/. ml l\ntfii/<lrinuni, p. xviii cl suiv.
4. l'Iaton, r.iilfti/d.,]). 273; Xcnopliuii, .l/'7/io/'. , I. lil, c. 1.
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sciiliiiM'iil (II' Ici loi'iiii' cl le (lisci'i'iit'iiiciil (1rs (riisirs d'arl'. An futur Iiomiiik; (I'J'IImI s'adrossaieiil les Icrons des rliéteurs; ruiiivcrsalilé des romiaissances acfjiiisfis ôtail jtiofesséo par les sophistes, ils dcvaiciil, pcMw icinplir leur j)i'ogrammc, révéler à leurs audileurs l'essenee elles piopriélés des choses, leur en donner une vue claire et les mettre à même d'en faire un usage approprié aux circonstances de la vie. 11 y avait parmi les sophistes des hommes coiisidrialdes. L'un d'i'ux, Prodicus de ('iéos, a mérih' d'èlrc signalé cdiunic un jirécurseur d<' Socrate''; mais il y avait aussi des charlatans ([ui trompaient le public par une fausse apparence de savoir. La tendance générale de la sophisti([ue était de soumettre le ciel et la terre au contrôle de la i-aison, et de ne tenir compte que de ses ju^icment; par là, elle dut nécessairement affaiblir le respect pour les traditions religieuses et les institutions civiles, dont un grand nombre ne pouvaient en etfet résister à un examen sévère, sans compter (jue les sophistes, mal fixés de leur côté sur les bornes imposées à la connaissance humaine, accordaient à la raison plus qu'il ne lui est dû. La sophistique marque une étape nécessaire dans la vie intellectuelle de la nation. Ses erreurs ne doivent pas fermer nos yeux à ses mérites: mais il n'est pas moins vrai que l'affaiblissement du sentiment religieux et du sentiment moral, sans être exclusivement son œuvre, car elle était elle-même l'enfant de son siècle, fut au moins accéléré par elle. Les écoles des sophistes en renom recevaient une grande affluence déjeunes auditeurs, et les hommes plus avancés en âge, naturellement amis du passé, ne voyaient pas ces nouveautés de bon œil. Les leçons étaient généreusement payées. Un grand nombre de sophistes amassèrent une fortune considérable; plusieurs mêmes montrèrent une