‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 48 sur 494 · Od., i, /i'S · texte numérisé non relu

Od., i, /i'S

3 Od , IV, 3.

'i. IL, xviii, 401 5. Od., VI, 28.

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l'unlje \Kiv les (IccicLs du «lusliii*. Achille trace lus devoirs du jjiaii eriveis l;i femirie : « un lioinnie sage cl jusle doil à sa reiimie lendi'essc ri, [doleclion'^. » Il est à peine besoin de ra|ipelcr (]iie les sct^nes lii)niérii|ues nous donnent^ sous les noms d Androjnaque et de l'énéiope, les plus nobles exemples de l'amour et de la fidélité dans le mariage. De toutes les indications que nous pouvons recueillir sur les rapports des époux, il est permis d'inférer que la maîtresse de la maison n'est pas employée seulement au service et aux plaisirs de son mari, elle est vraiment sa compagne; dans le cercle des attributions fixées par la nature à la femme, elle jouit de la même considération que lui. Un sens droit et de l'adresse dans les travaux de son sexe sont, avec la beauté, les dons les plus appréciés, ceux qui font de la femme une épouse respectable (à'.coir,) '.

En général, les rapports des deux sexes sont naturels et moraux, à égale distance du raffinement et de la grossièreté. Tout ce que la nature commande est traité avec réserve, mais sans fausse délicatesse. La liberté, qui nous semblerait très choquante aujourd'hui, avec laquelle non seulement des femmes esclaves, mais des filles de roi, aident un homme à se baigner*, est une chose toute simple chez Homère, et prouve bien plutôt la haute moralité de l'homme et de la femme. Si on laisse de côté les légendes mythologiques,, sans rapport avec la vie réelle, qui racontent l'histoire des mortelles mises à mal par des dieux, il n'y a dans V Iliade ni dans Y Odyssée aucun exemple d'une fille de noble maison se livrant à un homme en dehors du mariage. Les filles de Tyndare, Hélène et Clytemnestre, sont les seules femmes convaincues d'adultère, et ne sauraient, pas plus que les dieux et les déesses, être invoquées comme un argument contre la moralité générale de l'âge homérique.

1. Od., XXI, 162. Dans un autre passage (xx, 74;, c'est Zeus qui est l'arbitre des mariages, parce qu'il sait ce qui convient à chacun de nous.

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