‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 474 sur 494 · Altiénée, 1. XIV, c. 18, p · texte numérisé non relu

Altiénée, 1. XIV, c. 18, p

ÉDUCATION ET nABITl'DES SOCIALES 599

colline. Le thym aussi était un objet de commerce, et aucun autre ne pouvait rivaliser avec celui de l'Attique. On assaisonnait même le sel avec du thym^ Le sel attique, à vrai dire, était plus réputé au sens figuré qu'au sens propre, mais celuilà ne se débitait pas au marché. Les Athéniens étaient fiers encore de la laine de leurs moulons", qui ne pouvait être travaillée qu'à l'intérieur du pays. La matière colorante des kermès figure également au nombre des productions de l'Attique ^ Parmi les poissons, qui ne se prêtaient guère au transport, on recherchait les soles d'Eleusis, les sardines de Phaléron, les rougets dVExono ' : Le Penlélique et l'IIymelte livraient des marbres admirables aux architectes et aux sculpteurs; il existait en outre dans le Laurion de riches mines d'argent dont il a déjà été question, et qui étaient pour l'État une source de revenus considérable, tout en laissant une part de bénéfice aux fermiers. Les détails manquent surlamanière dont étaient exploitées les carrières de marbre. Nous devons mentionner encore l'ocre dont se servaient les anciens peintres, et qui nulle part n'avait les mêmes qualités'. Mais les œuvres artistiques étaient par excellence les objets du commerce extérieur*'. Les armes forgées et autres travaux de métallurgie, les ustensiles et les bijoux d'or et d'argent, les vases peints aux formes élégantes, les vêtements, les tissus, les objets mobiliers de toute espèce et, lorsque commença à se déployer l'activité littéraire, les livres, se répandaient dans toutes les parties du monde civilisé. Il y avait dans Athènes un marché aux livres où l'on trouvait à acheter non seulement des œuvres littéraires, mais des papiers d'Etat'. Lasupériorilé des manufactures

i. Vov. Ilùllinann, llduilrluticscli., p. -'5; Bccker, Clinriktts, l. II, p. 2C>5.

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