Pline, llisl. n<il., 1. XXXIII. c
G.Voy. Woir, dans son éilil. tlu Disc, conlro I^cpline, p. 252.
7. Aristophane, Arca v. 12HU ; voy. aussi Becker, Cliiirililrs\ t. II p. H3 ot sniv. ; Beiulixcn, dr primia qui Allicnit crlit. Bililiopnlis, Ilusiim. 'I8i5; SiMigchnsch, Di^scti. /^»//^v'., p. 19i; Polie, dans le lultih. fiir Vhil'il.. 18()8, p. 772, cl Bucliscnscliiitz, p. 572.
GOO COlIVERNr.MF.NT d'mîII'.NTS
.ilh<''rii('iim's s'cxpliqiif' par co f.iil (|iic l;i rlasso dos artisans nmi|ir('nail dt'S lioniiiies libres rlmrinc des citoyens. Le li-avail <i<'S esclaves est on général fléfecluenx; ihu^ faut li-ni- ArniMiider ni hal)ilolé ni inviMiliuii. Ce n'esl (jne chc/ les ouvriers lihres (jne réinulîitioii |(eiil Iroiiver place; (piand du moins le maître met la main à l^eiivre avec ses esclaves, le travail s'en ressent. Aussi ne voil-on j)as (]iie je havail lihie ait réclamé contre la concurrence du tivavail servile; il était assez protégé par la supériorité de ses produits. Rien non plus ne prouve qu'aucune réglementation ait, gêné la liberté des artisans'. L'activité industrielle était secondée par le mouvement de la navigation qui ne se bornait pas à transporter les marchandises indigènes, ou à rapporter les produits exotiques. La marine athénienne servaitaussi d'intermédiaire au commerce international. Go n'était pas seulementles étrangers domiciliés qui s'adonnaient à ce trafic; les citoyens y prenaient part comme armateurs, et comme capitaines ou patrons: nous entendons par cette dernière qualité qu'ils commandaient un navire étranger moyennant salaire, ou un navire à eux appartenant, qu'ils louaient à d'autres; dans ce cas l'équipage était surtout composé d'esclaves. Les propriétaires du navire étaient en même temps les commerçants. Le bâtiment pouvait appartenir à un seul ou être indivis entre plusieurs qui le frétaient en commun; alors l'un d'eux faisait les traversées pour opérer les ventes et les achats, car il n'existait ni commissionnaires, ni consignataires, ni agio, et chacun était tenu d'acheter, de vendre et dérégler ses comptes lui-même. Pour les armateurs, leur rôle consistait à prêter de l'argent au marchand qui leur abandonnait en garantie le navire ou le chargement, quelquefois l'un et l'autre*. En raison des risques que courait le prêteur, l'intérêt (tôv.c; vxj-'.y.iq) était fort élevé. Le taux de vingt et même de trente pour cent ne paraissait pas exagéré, surtout lorsque la somme était prêtée, non pas seulement pour le premier voyage (à-sps- 7:>.cuv), mais pour l'aller et le retour (àîA^oTspô-Xojv). Aiin d'éviter
i. Voy. Frohberger, de Opific. ap. Grœc. conclu., Grimma, 1866, p. 26. 2. Voy. HuUmann, Hundelsgescfi., p. 165 et suiv.
les contestations, on détcnninait aussi exactement que possible, dans ces contrats à la grosse, les escales où devait toucher le navire, et lorsque les risques du retour entraient en ligne de compte, la nature et la valeur de la cargaison à rapporter. Dans le cas contraire, la dette devait être acquittée à l'arrivée du navire, et à moins que le préteur n'eût sur les lieux quelqu'un qui put le remplacer, il faisait lui-même le voyage, et lâchait d'utiliser la somme remboursée dans une nouvelle affaire. L'intérêt no se mesurait pas seulement à l'importance des risques à courir; il est aussi un indice des profits que dans des circonstances favorables le commerçant tirait de sa pacotille. Sans compter la sanction pénale stipulée généralement en prévision de la non-exécution du contrat, celui qui en aurait violé les clauses était sous le coup de lois commerciales très sévères. Le contractant, qui par des manœuvres déloyales enlevait au créancier son gage, poi» ait être puni de mort; pour un simple retard, il allait en prison, et le créancier était autorisé à se payer sur toute la fortune du débiteur, non pas seulement sur l'objet hypothéqué'. Les affaires commerciales devaient, par privilège, être jugées dans le délai d'un mois, mais elles ne suivaient leur cours que dans les mois d'hiver, oii la navigation était interrompue, depeurquelesopérations fussent entravées-. Pour les mêmes motifs, les citoyens adonnés au commerce maritime obtenaient facilement une dispense du service militaire, bien que cela n'allât pas de droit. On constatait ainsi rulililé de cotte profession, mais il ne faut pas croire pour cola qu'elle fût particulièrement en honneur, Los plaidoyers, qui sont en pareille matière la source la plus abondante, montrent que la loyauté ne réglait pas toujours les transactions. Il convient de mentionner aussi, ou égard au concours important qu'ils prêtaient au commerce, les l)an(|ui(Ms [-px-i- ^i-x'.), (jui étaient en même tiunps des cliaiii;i'iirs et l'aisaionl dos all'aires en grand, tant avor leurs propres capitaux (ju'avoc des fonds empruntés à un faible intérêt, qu'ils prôlaiont à un