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taux bofinroiip plus élové*. Los capilalislcs qui no voulaiont ou ne pouvaienl faire! valoir eux-m«';nios l(.'ur argent le versaient entiiî les mains dos banquiers qui leur insfiiraienl confiance, on se réservant la farullr de h» rdirrr quand ils en auraient besoin, (l'était aussi un moyen l'aeile d'eirecluer des payements. Il suflisail que relui (|ui avait à payer rav;\t la somme de son actif sui- le livre du ïrapézitc, et la portât au crédit de c»dui(jui devait la louclier. ('omme lapluparl des all'airos d'argent se faisaient par l'intermédiaire des banquiers, et comme ils avaient la réputation d'être ponctuels, on leur remettait aussi en garde soit des espèces, soit des documents, et il arriva que des procès furent terminés en leur présence, et d'après leur témoignage. Ce n'est pas que l'on n'entendit parfois des plaintes sur les infidélités et sur les profits usuraires des banquiers; on somme cependant ils satisfaisaient aux exigences de leur profession, fort utile ou plutôt absolument nécessaire à la circulation de l'argenté Autant qu'on peut le constater, les -zx- -tC{-x<. se recrutaient non parmi les citoyens, mais parmi les étrangers domiciliés, dont plusieurs, grâce à la notoriété et à la faveur qu'ils s'étaientacquise, obtinrent le droit de cité. C'étaient aussi des étrangers domiciliés qui en général pratiquaient le petit commerce surle marché ou dans les boutiques. Ils payaient pour cela une patente, dont étaient exempts les citoyens qui se livraient à la même industrie. On sait que ce menu trafic était considéré comme un état infime, et ce discrédit était justifié. On ne saurait donc reprocher aux Athéniens leur dédain ; mieux vaut nous féliciter de ce qu'il n'en est plus ainsi de nos jours.
1. Ceux qui faisaient en petit le change des monnaies s'îippelaient àpyjpa- [lotêo! ou x'jA/uS'.ataî; voy. Pollux, 1. VII, c. 170. Au sujet des Tpa7r£:;:irai, voy. Hullmann, Hnndelsgcsch , p. 185 et suiv. ; Bœckh, Staafshaush., t. I, p. 177, et Bûchsenscliûtz, p. 500 et suiv.
2. Un document épigrapliique, qui ne paraît pas remonter au delà de la 152^ Olymp., mentionne une cr,\xo<7\'x içiTizZoL, sans laisser voir clairement si c'était une banque publique, ou un comptoir d'échange avec lequel l'État entretenait un compte courant, soit qu'il îùt administré par des fonctionnaires, soit en vertu de contrats. La dernière opinion a été soutenue par Hermann, dans le Chnrikirs de Becker, t. II, p. 157; voy. aussi Buchsenschùtz, p. 506. Le texte du document en question a été publié par Bœckh, dans le Corpus Inscr. Gr., n° 123, et dans Staatshaush., t. II, p. 356.
Les Athéniens savaient comme nous que cette profession est nécessaire et peut être exercée honorablement; sans cela, ils n'eussent pas manqué de l'interdire d'une manière formelle aux citoyens, et au contraire la loi accordait l'action d'injures (yp. y.x/.-çfop'.o^q) contre ceux qui avaient reproché à un citoyen ou aune citoyenne l'argent gagné sur le marché'. Les citoyennes de la classe pauvre pouvaient donc s'adonner à ce négoce et, à la condition de l'exercer loyalement, leur considération n'en souffrait pas\ Il paraît y avoir eu sur le marché une place spéciale [yxtx'.y.iix xyzpi) où les marchandes se tenaient avec leur étalage ". Si le petit commerce n'était une ressource que pour quelques citoyens, le nombre des artisans était d'autant plus considérable. Xénophon nous montre Socrate conversant avec un jeune homme qui n'osait aborder la tribune, et lui rappelant pour l'encourager que la majeure partie de l'Assemblée était composée d'hommes illettrés, dont le jugement n'était pas bien redoutable*. Auriez- vous peur, dit-il, de foulons, de cordonniers, de maçons, de forgerons, de petits marchands ou de brocanteurs qui ne songent qu'à revendre cher ce qu'ils ont acheté bon marché, car voilà la population dont se compose l'assemblée du peuple. Soloii rendit justice aux artisans en les dotant des droits civiques essentiels^, contrairement à ce qui se passait dans les oligarchies. Il voulait attirer les pauvres à l'industrie, et avait donné commission à l'Aéropage de rechercher de quoi vivait chaque citoyen. Des peines étaient établies contre ceux qui, sans moyen d'existence, demeuraient oisifs. Thucydide fait dire dans le même sens à Périclès que ce qui est déshonorant à Athènes, c'est l'oisiveté, non la pauvreté*. Mais l'estime due aux travailleurs n'allait pas au delà, dans l'esprit des politiques les plus intelligents. Tous étaient frappés de ce fait que les professions manuelles faisaient tort au développement physique, aussi bien qu'à la culture