IL, XXI, 460 ; Od., m, o8U et
4. Od., m, 464; iv, 49, et xvn, 88 ; Athénée, I, 18; voy. aussi Naegelsbach, Homer. Theol., 2* édit.,p. 152, et Scherr, Geschîchte dcr deutschen Fraimiwclt, t. I, p. 227, 2^ édit., où l'on trouvera des exemples analogues, empruntés aux poètes allemands du moyen âge.
Les enfants de l'épouse légitime (Yvr,s'.;i, lOaYiveTç) se partagent rhéritage paternel et tirent les lots au sort. Les filles sont désintéressées par la dot qu'elles ont reçue, sauf les héritières appelées à recueillir toute la fortune. Les enfants illégitimes (vôOc'.), ont une moindre part^ ; il ne paraît pas cependant qu'en dehors de l'héritage ils soient traités autrement que les autres. Tous sont élevés en commun dans la maison paternelle. On raconte, à l'honneur de Théano, femme du Troyen Anténor, qu'elle a^ par amour pour son mari, élevé un bâtard, Mégès, comme ses propres enfants ^. Il n'y a pas trace dans les poèmes homériques de cette haine de marâtres dont l'histoire fabuleuse raconte souvent les effets, et qui est devenue proverbiale chez les Grecs, aussi bien que chez les Romains. Les enfants nés d'une esclave sont libres, ainsi que le prouve Ulysse, lorsqu'il se donne comme issu de Castor, fils d'Iiylas et d'une esclave achetée^. De même, Teucer, fils de Télamon, occupe un rang- honorable parmi les héros assemblés devant Troie, bien que né d'une esclave échue à Télamon dans sa part de butin, qui, à la vérité, était fille de roi. La qualification de vdOo^ n'était donc pas déshonorante \ C'est ainsi qu'au moyen âge, des fils do princes, nés hors mariage, acceptaient volontiers et prenaient eux-mêmes le nom de bâtards.
L^éducation des fils de héros est, comme on peut le croire, très simple et conforme à la nature. Le sein de leur mère leur fournit toujours leur première nourriture; les reines mômes allaitent leurs enfants''. Los passages d'où loua concluà l'existence de nourrices n'ont du moins rien de probant**. Dans un