‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 5 sur 494 · Denys crHalicarnasse, Antiq. rom., I · texte numérisé non relu

Denys crHalicarnasse, Antiq. rom., I

A. Strabon, VII, 7, p. 321 (p. 267, éd. Didot). 5. Iliade, II, G8i.

INTRODICTIOX 7

légende de Dcucalion. D'autres avaient été forcés d'aller plus loin ; de cenomhre sont les hordes qui, conduites en Attique par un personnage connu dans la fable sous le nom de Xouthos, et accueillies comme des alliés par les anciens habitants de race pélasgique ou ionienne, en guerre avec les Chalcodontides de l'Eubée, se fixèrent au nord, dans la rég'ion appelée Tétrapolis '. Doivent être considérés aussi comme de race hellénique les Doriens, qui d'après la narration d'Hérodote^ errèrent longtemps dans les diverses parties de la Thessalie, puis réunis à une troupe d'Achéens chassés antérieurement du Péloponèse, finirent par pénétrer dans cette péninsule, sous la conduite de chefs se prétendant tous issus du héros achéen Héraclès, et en soumirent une grande partie -. Cette invasion, qui paraît avoir été de quatre-vingts ans postérieure à la guerre de Troie, et dut par conséquent avoir lieu vers l'an 1104 avant notre ère, se rattache naturellement à une autre expédition accomplie peu de temps auparavant, celle des Thessaliens d'origine épirote, qui s'emparèrent du pays auquel ils ont donné leur nom^ et en refoulèrent ou en domptèrent les habitants. Los Béotiens, de race éolienne, sont seuls cités nominativement parmi les populations qui furent forcées de céder la place. Ils se retirèrent dans la contrée qui s'appela depuis Béotie, parce que, sans en être les seuls habitants, ils étaient les plus forts. Il est au moins vraisemblable que la migration des Doriens dut être une des conséquences de l'invasion thossalienne.

Les cliangements apportés par la migration des Doriens dans les relations du Péloponèse, et les déplacements des peuples qui, à la suite de cet événement, se réfugièrent dans les îles et sur les côtes de l'Asie Mineure, sont des faits assez généralement connus pour que nous les passions sous silence, sauf à y revenir dans la mesure où notre sujet le comporlera- Il suffit actuellement de remarquer que, (h'puis cette é[iO([iie les populations établies en (irèce y conservèrent leurs demeures sans chang-cments notables, et qu'après ces grands mou-

1. Sclioemann, Aiiliii. jurii< pnhj. Gr.ri'ni-um, p. K')!?. i^[ Oi)usr (irdditu. 1. 1, p. 159 Pt 10:5.

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