‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 53 sur 494 · Od,, VIII, 73 et · texte numérisé non relu

Od,, VIII, 73 et

tées sur le bouclier d'Achille*. Auxfunérailles d'Hector les chanteurs font entendre un hymne funèhre (Hpp:.:), interrompu par les gémissements des femmes *. C'est au contraire un chant joyeux (r.x':r,(,y/) qu'entonnent les Grecs heureux de rejoindre leurs vaisseaux, après la mort d'Hector''. On chante aussi un péan, pour désarmer la colère d'Apollon, lorsque Chryséis est ramenée à son père \ Calypso et Circé chantent en tissant leur toile, et, pendantla vendange, un jeune g-arçon récite le chant de Linos en l'accompagnant de la oip[j.:yz, tandis que d'autres frappent la terre en cadence '".

A l'exception du péan chanté en l'honneur d'Apollon, pour détourner la peste, dans lequel nous devons voir sans contredit une prière^ il n'est pas fait mention expresse chez Homère de chants religieux, spécialement destinés aux cérémonies du culte. Toutefois, l'autre péan, par lequel on célèbre la mort d'Hector, est un acte de reconnaissance envers les dieux, et V'j[j.vix'.oq appelle sur les époux la protection céleste. Il est probable que beaucoup d'autres chants étaient marqués du même caractère, bien que tout ce qui est parvenu jusqu'à nous en ce g-enre, sous les noms des anciens poètes Pamphios, Orphée^ Musée, Linos, soit postérieur à l'âge homérique. Le chant de Linos, mentionné dans V Iliade, devait avoir aussi un sens relig-ieux ; il célébrait sans doute l'engourdissement de la nature en automne, et son réveil au printemps, fig-urés par la mort et la résurrection de Linos, divinité tombée en oubli cl ]>robablement d'origine orientale, qui avait représenté dans l'ancienne religion le culte de la Nature, comme plus tard Adonis. Même pour les chants que les aèdes faisaient entendre dans les festins, on peut direque, sans traiter précisénu'nt de sujets religieux, ils n'étaient pas sans utilité pour l'intelligenci' des choses divines.

Il n'est pas douleux que reiiseigni'nii'ut icligieiix ne l'iil jamais, chez les Grecs, i'all'aire des prêtres, uni(|nenienl cliar-

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