‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 54 sur 494 · U'I., V, Gi cl X, 210 ; IL, xvui, .MV.i · texte numérisé non relu

U'I., V, Gi cl X, 210 ; IL, xvui, .MV.i

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^és (l(î l;i liliir^ir, (•"(•s(-;ï-(lir<' t\r Fain' les j)i-ii'rL*s et d'accomjilir Ifs iil(;s. Ce lui donc siiilniit la laron doiil les ailles pailaiiiil (les (lieux ri Ics (l6|»('ig iiaicii l dans leur (•(Miimerce avec

les linii s, (]iii ser\ il à fixer les croyances populaires. Sans

d(Mitt', chaque culle, a di'daut de do^nies ('lairemfMit délinis, conteiiail des allusions symljoliques au dieu donl il proclamait la puissance ; mais llumi'ie es! trop sohie de diHails sui" les usages reli,i;ieux de 1 anli(piilé liéroiqm;, pour (pie nous jiuissious nous la l'cpi'fjsenler netlemenl à c(! p(jirit de vu(!. Il no dit rien des fêtes ni des cérémonies, qui sont ce qui prête le plus à rinterpnl'tation, et ne fait d'exception /|ue pour les solennités célébrées chaque année dans l'Attique en l'honneur d'Ereclithée, et pour les Thalysies ou fêtes de la moisson'. Encore, (ont ce (pi'il nous apprend, c'est que, dans les Thalysies, il était sacrifié non pas seulement à Démétcr et aux divinités agraires, mais à plusieurs autres dieux, peut-être même à tous; de là la colère d'Artémis, qui seule a été oubliée par Œnée. On peut supposer un sens mystérieux au sacrifice accompli pour conlirmer l'accord des Grecs et des ïroyens, après la première bataille". Trois divinités y ont part: Zeus, Hélios et la Terre. Les victimes sont des brebis et des agneaux. La brebis destinée à Zeus est immolée par les Grecs; les Troyens offrent à Ilélios, dieu mâle etresplendissant, un agneau blanc; à la Terre, divinité femelle, dont la puissance se fait sentir au milieu des profondeurs ténébreuses, une brebis noire. Ce double sacriiice incombe aux Troyens, parce quTIélios regarde en ce moment la terre qu'ils habitent. Les Grecs adressent leur hommage à Zeus, comme au dieu de l'hospitalité violée par Paris et dont ils ont pris en main la vengeance. Agamemnon comprend en outre dans sa prière les tleuves et les puissances souterraines, chargées de veiller à la foi jurée. Les assistants font des libations avec un mélange de vin grec et de vin troyen^ puisé dans le cratère, et prononcent cette imprécation: « Zeus, et vous tous, dieux immortels, quiconque vio-

1. IL, II, 550, et IX, 533. On peut voir dans ['Iliade (xx, 4U4) uiif allusion aux fêtes célébrées en l'honneur du Posklon héliconien. Le mot 't'^^-^ ne se trouve que dans deux vers de VOdyssvc (xx, 156, et xxi, 258).

-'. [/., III, 102 et 276.

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lera le premier son serment, que sa cervelle et celle de ses enfants se répandent sur la terre, comme ce vin. »

Les détails que nous possédons sur les sacrifices appartiennent en général au culte privé. On a vu déjà que chaque animal mis à mort est Foccasion d'une offrande, de même que, chaque fois qu'on vide les coupes, on commence et on finit par une libation \ Ainsi l'homme reconnaît ([u'il est redevable aux dieux de tout ce dont il jouit, et qu'il a constamment besoin de leur assistance; car les dieux aussi se laissent gagner ou fléchir par les présents-. Les Troyennes promettent à Athèna douze génisses d'un an, qui n'ont point encore porté le joug, si elle a pitié de leur ville et conjure le danger dont les menace Diomède. A son tour, Diomède fait vœu d'immoler à la déesse, pour s'assurer sa protection, une génisse d'un an, aux cornes dorées. Telle est aussi l'olTrande par laquelle Nestor espère rendre Athèna propice à lui et aux siens^. Les promesses non accomplies ou trop longtemps ajournées excitent le courroux des dieux. On a vu déjcà comment Artémis manifesta son ressentiment contre Œnée, en faisant ravager le pays de Calydon par un sanglier farouche. En revanche, on ne craint pas de rappeler aux dieux les sacrifices qu'ils ont reçus, et de s'en faire un droit à leur protection \

Le respect dû aux dieux exige qu'on ne les approche qu'après avoir fait disparaître sur soi toute trace d'impureté. On doit se baigner, si cela est possible, et revêtir des vêtements sans tache; au moins faut-il avoir bien soin de se laver les mains. Achille purifie à la vapeur du soufre, et rince dans une eau limpide la coupe avec laquelle il va faire une libation à Zeus^. Ulysse, après la mort des préiendanis, purifie aussi avec du soufre sa maison souillée de leur sang, alin d'y pouvoir offrir des libations aux dieux, comme il convient de \o faire à chaque repas. L'ordre que donne aux Grecs Agamemnon de

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