IX, 171 : XVI, 2:!0; (hl., n. JCI ; mm
74 F.\ i.l'j'CI'. IHtMKI'.li.il i:
à \ rai (lire, |iar (les iiKiiiM'iiicnls rxit'rirms : loiil se jifissc au dedans de l'àine. (hi sent ceiiendanl (|n"un dien, (|ni est le j)liis sonveni Ajtnlldii, soufll(! an jiioplii'le ses [taroles. Les propliélies (l(! Calclias se rallaclicnl . rnnniie l'ellel à la cause. ù SCS invoralions el s'appellent les oracles divins d'Apollon'. L'inspiration se produit directonnent sans ydiénomi-ne visible; le devin perçoit avec l'oreille de rcsi>ril la voix de la divinité. Le poète dit d'ITélénos^ : « Il comprit dans son ro'ur la volonté des Immortels, » c'est-à-dire d'Apollon et d'Athéné, lorsque ces dieux, dont les autres hommes ne peuvent entendre la voix, proposent de mettre Hector aux prises avec quelqu'un des héros grec, et Hélénos répète : « J'ai été instruit par la voix des Immortels. » De là le nom de fitcr.pir.o:; appliqué aux devins, et celui de OssTrpôztov ou ()toT.poTJ.T„ par lequel sont désignées leurs prédictions. Ces expressions, comme celle de [j.h-z'.q prennent un sens plus général, lorsque le devin tire les conséquences des signes divers [zr^'yj-y. zipxx) qu'il a mission d'observer cl d'interpréter. Le prodige accompli dans Aulis, d'un dragon dévorant huit passereaux avec leur mère, révèle à Calchas que Troie sera prise au bout de neuf années; et Polydamas, en voyant la lutte d'un aigle et d'un serpent, devine l'issue d'un combat entre les Grecs et les Troyens^. Des phénomènes météorologiques, tels que le tonnerre et les éclairs, l'arc-en-ciel, les étoiles filantes, les pluies de sang, mais surtout le vol des oiseaux, sont aussi des signes éclatants des volontés divines \ Le sens de ces augures semble quelquefois si bien défmi et si clair qu'il n'est pas besoin pour les comprendre de science spéciale ou des dons particuliers dévolus aux devins; tout homme sage en sait assez. Quelquefois même un éternument ou des paroles prononcées au hasard, mais rattachées par celui qui les entend au sujet qui le préoccupe, peuvent avoir un sens augurai. Ainsi Ulysse voit une imprécation prophétique dans les paroles par lesquelles une esclave, que les prétendants ont