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LA GRfcnE HOMÉRIQUE 75
accablée de travail, exhale sa mauvaise humeur, et il en conclut le succès du combat qu'il doit livrer le lendemain ^
Les diverses espèces de divination sont distinguées par des noms différents : les mots [j.Tt-'.q etOso-pszoç ont, comme on l'a vu, un sens général; on appelle clwn-iXoq et olwv.sx-^îç le devin qui interroge le vol des oiseaux; l'interprète des song^es, celui qui lit l'avenir dans ses rêves ou dans ceux des autres, est désigné sous le nom de b-tz'.pzr.iho:;-. On peut encore s'adresser, pour connaître les secrets du destin, aux Oj:7/.5c'., ou observateurs des sacrilices, et aux prêtres (îsp-^sç). De ces noms on serait tenté de conclure l'existence d'un mode de divination par les entrailles des victimes (J.zpoTAorJ.oc) , s'il y avait une trace quelconque de cette pratique dans les poèmes d'Homère, mais ce n'est pas le cas. Il faut donc croire que les hpr,z: et les (yjor/.ôo'. se bornent à observer les indices qui se produisent durant le sacrifice, comme la façon dont le bois s'enflamme, la combustion des chairs, l'attitude des victimes. Ces signes peuvent être interprétés par les prêtres, en raison de l'expérience qu'ils ont des sacrifices, ou par des personnes spécialement versées dans ces matières, que l'on avait coutume d'appeler même aux cérémonies domestiques^.
Ce n'est que par occasion qu'il est fait allusion chez Homère aux célèbres oracles de Delphes et de Dodone : il se borne à citer Pytho, l'antique Djolphes, comme un riche sanctuaire, où Apollon révèle ses secrets; de Dodone, il dit qu'Ulysse alla interroger le chêne à la haute cime sur les volontés de Zeus. Ailleurs, il cite comme les interprètes du dieu dans cette ville les Selles qui n'ont jamais lavé leurs pieds, et qui couchent sur la terre '*. Il est pourtant question d'un modo particulier de prophétie, qui fait penser à ce qu'on a plus tard appelé nécromancie ou psychomancie : on raconte comment Ulysse, sur le conseil de Circé, se rendit dans l'empire d'Hadès, pour interrog-er l'âme de Tirésias sur son retour dans sa patrie, car, dit le poète, parmi tous les morts qui ne sont que