IX, W\: XVI, 235; Od., viii. 70; xiv, 327; xix
(les oiii])ros (M'r.-inlcs, celui-là seul ;i rDiisoi'vé, ^vÀci' ù la favfMir (le IN'i'S(''[(li(»ii(', la [ilcitic consciciuîe cL les Iiimièrt's qi! il pnsséd.iil (liii;iiil sa vie. Lnrstpio TIl^'sso est arrivé an lii'ii inrjiqué ]»ar rarcé, soi! |)i(iiiiiT Sdiii csl do creuser une fosse, cl (l(î rrjiandro à roiildiir des lihalions [xiiir Imis los morts, d'alxtrd avec un iii('daii;jc de lait cl de niirj, |)iiis aver du vin cl en lin avec de Tean. I*ar-dcssns, il j( 'Ile de la Ile ne de la ri ne: après quoi, il invocjuc les morls, proniellauL, s'il resoil iLlia- (|uo, de leur saciiliei- une i^énisse slérih;, la plus bfdic de ses troupeaux, et de nicllie le feu à un Lùclier rcni[)li (rnh'pîls précieux; Tirésias aura pour sa part une brebis noire. En attendant, Ulysse immole un agneau màlc et une brebis, et les jette dans le gouffre, autour duquel les ombres viennent boire le sang-; mais il les écarte; c'est seulement quand Tirésias a bu et lui a révélé l'avenir, qu'il les laisse boire à leur tour, et s'entretient avec plusieurs d'entre elles, le sang dont elles se sont abreuvées leur ayant rendu pour quelque temps la conscience et la mémoire'. La conscience d'ailleurs n'était pas tout à fait éteinte chez ces ombres; il ne faut pas prendre à la lettre ce que le poète dit à ce sujet ; autrement le sang des victimes ne les eût pas attirées, pas plus qu'elles n'auraient été arrêtées par la résistance d'Ulysse. Qu'auraient signifié aussi les prières, si ceux à qui elles s'adressaient ne les avaient pas entendues-? Ce qui est vrai, c'est que laconscience des morts est obscure; elle est une ombre de celle des vivants, comme leur existence dans le royaume souterrain est une ombre de la vie qu'ils menaient sur terre! Leur mémoire a disparu, et s'ils continuent ce qu'ils ont fait en ce monde, c'est uniquement par la force instinctive de l'habitude ; mais après qu'ils ont bu le sang des victimes, l'esprit se réveille en eux; ils se rappellent clairement le passé et reconnaissent ceux qu'ils ont connus jadis. Ce passage de YOdf/ssée est le seul qui offre des traces de nécromancie, ou même qui montre le culte des morts se manifestant par des