OïL, XIV
4. Od., IV, i>()8 ; XVII, 38'i, il est l'ait allusion aussi à la iièche îles eoi|ui!lages (//., XVI, 7i-7).
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iM''iiil)l(; tr.av<'i-S(''(!'. IjC- f,oiniiier(X «jul; dos marins ^.'recs aiiriiiciil (Milr<!t<'im avec l'Orioiit dès l'àg-e héroïque est donc une |iiin' inia^^inalion. Il ne faut j)asm('!ino s'exaf,'^érorrar,livilé dos rolalifins (|iu' dos iiavii;al('urs oriontaiix aiiraion! (';lal)lies avec la Gièce, allcndii (pu; a'. ])ays n'availà ollVir ni jiioduits naturels ni œuvres d'ai'l, capahics d'altinM- los ôli-ari^ers. (le serait une naïveté de voir dans la jirotiision do ricluîs métaux dont les poèmes homériques font étala;j;c la preuve que les Grecs, chez qui ces métaux étaient en faible quantité ou manquaient complètement, se les seraient procurés par le commerce extérieur-. Cette abondance est telle qu'elle ne saurait s'expliquer, alors môme que les produits de la Grèce eussent été aussi précieux et aussi recherchés que ceux de Tlnde. II y a dans l'habitalion de Ménélas tant d'or, d'argent et d'électron, que ïélémaque s'en étonne : «lepalais de Zcus, dit-il, ne saurait être plus magnifique^ » Cependant la maison d'Ulysse, à Ithaque, n'était pas elle-même trop mal pourvue : les aiguières, les bassins à laver les mains, les coupes, tout est en or. Le lit d'Ulysse est rehaussé d'or, d'argent et d'ivoire*. Des boucles
i. Od., lu, 321; IV, 356 et 483; xiv, 245-257. La ville de Témèse, où le Taphien Mentes se rend pour échanger du cuivre contre du fer {OcL, i, 184), était-elle située en Italie, dans l'île de Chypre ou ailleurs, nous n'avons pas à résoudre ici ce problème. W. I^ierson a inséré dans le JS'cues Rhcinisches Muscum (t. XVI, 1861) un mémoire sur la navigation et le commerce des Grecs à l'époque homérique, qui mérite d'être lu. Mais ce qui nous intéresse ici ce sont les détails que fournit Homère hii-mème ; jusqu'à quel point le tableau qu'il a tracé répond-il au temps même où il vivait, c'est une autre question.
2. Voy. sur la rareté de l'or, même au temps de Crésus, Bœckh, StuatshaushaUung der Athencr, t. I, p. 6, et Hulmann, Handelsgeschichte derGriechcn, p. 31.
3. Od,, IV, 72. On n'a pas réussi encore à bien déterminer ce qu'est l'riÂEXTpov chez Homère. La plupart des critiques le confondent avec l'ambre, et cette interprétation, qui s'est produite tard, convient très bien à quelques passages {Od., xv, 460; xviir, 296), mais elle ne s'applique nullement à d'autres; et l'opinion d'après laquelle l'électron désignerait d'une manière générale des pierreries me paraît la plus vraisemblable. \'oy. Hulmann, lliindclsr/esch. dcr Gricchen, p. 70.
4. Od., I, 137; xviii, 120; xx, 261 ; xxii, 9, xxiii, 200. D'autre part Athénée {Ikipnosnph.. VI, p. 231) cite, d'après le témoignage de Duris, l'habitude qu'avait prise un prince d'ailleurs prodigue, Philippe, père d'Alexandre, de serrer une coupe d'or sous son oreiller, comme un objet d'une valeur inappréciable. Voy, aussi MùUer, Fraym. ilistor. Gixc, l\, p. 470.
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d'or attachent les vêtements des hommes, aussi bien que ceux des femmes. Les armes mêmes portent des ornements d'or : le bouclier de Nestor est en or massif; partout l'or est chose toute naturelle. Peut-on sérieusement douter que ce précieux métal ait une existence purement poétique, et n'ait pas coûté plus cher aux chanteurs de la Grèce, que plus tard, aux auteurs des Sagas germaniques For rouge, dont ils ont non moins libéralement doté leurs héros? Les cornes dorées des animaux oii'erts en sacrifice, dont il est parlé plusieurs fois, sont aussi une fiction, et l'orfèvre chargé d'exécuter ce travail n'a pas plus existé à Pylos, où on ne se fait pas faute de le désigner par son nom, que l'ouvrier qui a forgé le bouclier de Nestor".
Un grand nombre de passages contiennent les noms d'ouvriers et d'artistes qui permettent d'apprécier l'activité industrielle des temps héroïques. On y voit des forgerons qui fabriquent des armes et d'autres instruments de fer ou d'airain, des coiToyeurs, des tourneurs en corne, des charrons, des fabricants de sièges, des maçons, des charpentiers, des architectes^. Il ne faudrait cependant pas croire qu'il existât une grande corporation d'artisans exerçant leur profession pour leur compte [o-ç^.'.z'jp-fo') ; ils étaient en petit nombre, et quelquefois il fallait, en cas de besoin, faire appel à des étrangers ''. On a vu ailleurs que les nobles mêmes ne dédaignaient pas de vaquer à des travaux manuels ; à plus forte raison, un homme de la classe inférieure fabriquait lui-même les objets usuels, et ne s'adressait que dans une absolue nécessité à un ouvrier de profession. Alors, il le faisait venir, et tous doux Iravaillaient en commun, ou bien il allait le trouver, et commandait ou achetait ce dont il avait besoin. C'est ainsi que le laboureur qui manque d'outils en fer doit aller à la ville en chercher chez le forgeron''. Toul ce qui conccrnail l'Iiabille-