Od., IX
3. On est d'accord aujourd'hui que le substantif à'piarov n'est pas le neutre du superlatif apiato:, comme beaucoup de gens le pensaient, sous prétexte sans doute qu'un bon déjeuner est le meilleur moyen de commencer la journée. Ce mot a la même racine que ï-j.?, matin; la terminaison vient du par-
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offre à boire et à manger; ce serait une inconvenance de le questionner sur son nom etsur ses atfaires avant qu'il soit repu. Les banquets reviennent fréquemment, et portent des dénominations diverses qu'il est, à vrai dire, difficile de distinguer. Le mot zWx-bTt paraît désigner une réunion de buveurs, c'est le synonyme de ffj;;.-d7'.;v, dont il n'y a pas encore d'exemple dans Homère ; l'à'pav;; est un pique-nique ; la %oirr, est peutêtre bien le festin qui accompagne le sacrifice \ Ne sont pas compris sous ces désignations les repas de noces et les repas funéraires. Bien que l'on ne néglige pas le boire et le manger, les plaisirs plus délicats paraissent être l'attrait principal du festin. Ulysse^ dans sa réponse à Alcinoùs, n'a garde d'oublier les chanteurs. Le chant etle son des instruments sont les embellissements du festin {xu^'^a-x ox'-iç)-. Les convives restent longtemps encore attentifs aux chants du poète, après que les besoins plus grossiers sont satisfaits,, et quelquefois, connue aux noces du fils de Ménélas, la danse s'ajoute aux plaisirs des invités ^
Nous ne pouvons nous détacher du monde héroïque, sans jeter un coup d'œil sur ce qui est l'objet principal de l'épopée, la guerre. Quel que soit le jugement que chacun porte sur la réalité de la guerre de Troie, il n'y a jamais eu, ni auparavant ni depuis, une autre guerre semblable ou récit qu'on a fait de celle-là. Nous n'avons plus d'ailleurs les anciens chants qui célébraient l'expédition des Argonautes, la ligue des Sept Chefs devant Thèbes et la lutte des Epigones. Il est souvent question, en revanche, d'escarmouches entre diverses peuplades pour des terrains contestés, de troupeaux enlevés, ou d'autres actes de brigandage, et il est probable, en ellet, que les accidents de ce genre étaient assez fré(pients dans l'âge héroïque; nous ne pouvons cependant admettre cette absence de loule
ticipo èctxôv, inany('î ; voy. l'oit, l'Ui/itinlnij. ['"ui-srliuni/rn, I. |i. KH.i't iM'iilVy, Wurzr.llnxicon, I, 28, où il y aloulclbis lieu île rcdilit'i- cctti- ariiniialinn inii' l'a, long ailleurs, est bref dans Homère.
i. Le substantif Ooîvï) n'existe [las dans Homère, mais on trouve le verbe Ooivr;0r|vat, Od., IV, :^G.
2. \'oy. sur les àvxOr|[xaxx oa'.TÔ:, O'/., I, l.-yj, où ils eomprerinenl aussi la danse, et xxi, ■'iIlO.