‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 73 sur 494 · IL, XVI · texte numérisé non relu

IL, XVI

3. Le métal avec 1(hjii(>1 llrpliaïslos ralH-i(|uo ili>s jainbiôres pour Acliille est appelé •/x'î(7:ir£po: (//., xviii, Olli, et xxi, .502). On sail que ciiez les écrivains postérieurs ce mol ilésifïiic l'étain, mais en élail-il déjà ainsi du temps d'tlomère? Plusieurs interprèles sont d'avis qu'il s'agit du produit que donne le minerai d'argent à la suite de la première fusion, lorsque l'argent est encore mêlé de plomb. I>e mot xaaaiTEpo; est d'origine sémitique.

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îilhiflic îiiilniii' (le lui II' li.'iiidricr (i:2r?«p) aii(|in'l est siis- |(('ii(lii le luiincau dai'^ciit (/.so'/.-dv,) é^alemoMl orné d'or, (jui cnfcnno le glaive; apn*s quoi il adapte à son côté, aven l'aide d'une coniroie, un Itondier (i7z(r), horde'; i\r dix (M^ndi-s d'aii;iiii eL iidevi- pai' vinj;! hosselles, (pii le couvie lonl entier; au milieu se détache une ell'royahle lèlc de (loriione. Kniin il se coille de son cas(]ue (y.jvsv;), recouveil d "une (|ui'ue de clieNal que surmonte un panache (aîç:ç), et j)rend non pas une lance [coùpoqoii oôp'j), mais deux'. D'autres passages peuvent suppléer à cette description, pour les pièces accessoires qui n'y sont pas mentionnées. Il y a trace d'un ceinturon, servant sans doute à retenir en dessons les deux parties de la cuirasse, et d'une sorte de tablier, prohablenu'nt en cuir liarni de lames métalliques, qui couvrait la j»arlie inférieure du corps et les cuisses-. Plusieurs indications prouvent d'ailleurs que les héros d' Homère n'étaient pas toujours équipés de la même façon. Il est souvent question, comme vêtement militaire, d'une tunique (-/-.twv), probablement aussi en cuir garni de plaques, ou peut-être formée de chaînes ou d'anneaux entrelacés, qui paraît avoir rempli l'office de cotte de mailles. D'après le catalogue des vaisseaux, le Locrien Ajax porte une cuirasse de lin, de mémo que le Troyen Amphios, de Percote^ ; mais rien de semblable ne reparait plus dans V Iliade.

1. //., XII, 298, — Il n'est pas douteux qu'il y ait eu un temps, en Grèce comme ailleurs, où l'on n'employait que des armes de cuivre ou d'airain; de là le nom d'âge d'airain attribué par Hésiode à cette période {Œuvres et Jours, V. 14i-150); mais les héros d'Homère ne se servaient pas uniquement d'armes d'airain, bien que plusieurs anciens, Pausanias par exemple {(II, 3), se le soient imag-iné. Ainsi il est question dans Homère de flèches dont l'extrémité est en fer (IL, \v, 123), de couteaux en fer {IL, xvni, 34; xxui, 30 ei p(issim),el d'autres instruments de même métal. Les expressions aÙTÔ; yàp £:p£>.x£Tat avopa ai5r,po; [OcL, XVI, 294, et XIX, 13) sont aussi à remarquer. Partout où l'on rencontre les mots ya.\r.ôz et -/â).xîo? à propos d'armes ofTensives, on peut admettre qu'il s'agit de fer, attendu que yoù.y.ô: est employé comme Je nom commun de tous les métaux ; de là aussi le double sens du mot ■/cilY.E\iç qui désigne indifTéremment un orfèvre (Od., ni, 425 et 432) et un forgeron (Od., ixi 391 et 393).

2. //., IV, 134 et 187; xi, 236. Yoy. Rùstow et Kœcbly, Geschichte des griech Kriegsivesens, p. 12; il est bon toutefois de remarquer que l'imagination des auteurs a été au delà de ce que les documents permettent d'affirmer.

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