‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 74 sur 494 · IL. Il, 410: 529 et 830; v, 113 et 73(): xm · texte numérisé non relu

IL. Il, 410: 529 et 830; v, 113 et 73(): xm

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En fait d'armes offensives, outre le glaive et la lance, qui servaient à combattre de près, nous voyons cités la fronde (sç-svsivr;,) et l'arc (tôEsv) dont font usage en particulier parmi les Grecs, Teucer de Salamine; chez les Troyens, Paris et Pandaros de Lycie ' ; le javelot (àV.ojv), plus court et plus léger que la lance, qui elle-même cependant est quelquefois dardée sur un ennemj placé à faible distance ; la hache {xzj.rr, ou zéaî/.jç) et la massue (pc-aXivl^. Toutefois, cette dernière arme n'est pas mise en usage dans les combats livrés devant Troie. Souvent enfin on se bat à coups de pierres, et Homère remarque qu'il faudrait deux hommes de la génération actuelle, pour soulever les quartiers de roche que ses héros se jettent à la tête^ La masse des combattants était plus légèrement armée que les guerriers de marque. Quelques peuplades, telles que les Arcadiens et les Dardaniens, sont signalées comme habituées à combattre de près [xyy'.[j.xyr'.xi) ; les Thessaliens de Philoctète se distinguent comme archers; les Abantes d'Éléphénor sont réputés pour leur habileté à manier la lance. Il y a tels soldats qui ne portent d'autres armes défensives qu'un casque et un étroit bouclier. Les Locriens n'étaient pas, dit-on, capables de combattre de pied ferme et corps à corps, parce qu'ils n'avaient ni casques, ni boucliers, ni lances, mais seulementdes arcs et des frondes*. Pour livrer bataille, les armées se disposent en rangs et en colonnes ou pbalang-es, à l'exception de ceux qui combattent avec l'arc et la fronde. Au moment où elles se précipitent les unes sur les autres, le poète les compare à des moissonneurs qui, partis des deux côtés opposés, faucbent les mômes sillons : « les boucliers se heurtent, les lances se croisent, et bientôt la terre ruisselle du sang' des morts et des blessés^. » Le plus souvent, cependant, les armées se liciment à la distance des traits; des deux côtés, volent les javelots, les fli'cbes et les pierres. Seuls, les héros qui engagent le cond}at, montés d'ordinaire sur des cbars, (luehjuefois aussi

1. II., m, 17 et 79; iv, 105-112; vu:, 29(); xi:i, OOO ol 7t7.

2. //., !v, 1:^7 ; XV, OU»; xiii, 012; xv, 711 ; xi, 5ry.» et 501 ; Od., xi,575. o. //., V, oOi; \ii, ii'J; xx, 2S7.

'i. IL, 11, OOi; VIII, 175; xi, 2Sl); ii, 5o0, 718 cl 720; xiii, 71-2-722. 5. IL, XI, G7 ; iv, iiO; viii, CO.

94 r. \ i.HKci; ii(»\ii:iu<ji i;

à ]»io(l, s'a\;iiifriil dans r<'S|iace qui srparf! Ifs halaillons ennemis, le |m»iiI de la bataille comme ilil lloiiicrf (:::>,£y.;'.i yi^jpx '•) ll>^ aj(|)('ll('iil, cl encouraient Ilmji's soldais, d'où l(;ur est venu le nom d'a{»[)('lants (cixîy.A-/;Tïjp£r); ils s't'laiicfnl <lans les raucs opjiosés, et (]uand ils on! aballii (|ii(d<jiie guerrier coiisidéiaMe, les autres se débandent et jticniMînt la iuibî. Il n'est pas rare non plus (|ue des condtals singuliers s'enj^^agenl, peiulant lesquels les armées restent spectatrices, et ne semblent plus }irendre part à l'action. Ces combats se livrent tantôt en cbar, tantôt à pied. Los combattants commencent par lancer des javelots, et saisissent ensuite leur glaive; le vainqueur enlève au vaincu ses armes etquelquefoiscbercbe k s'emparer de son corps pour le livrer aux cbiens et aux oiseaux de proie. Aussi les luttes les plus acharnées s'engagent-elles autour des cadavres.

Les morts vulgaires restent coucbés sur le sol, jusqu'à ce qu'ils puissent être enlevés et brûlés^; mais les héros sont honorés par les leurs de magnifiques funérailles ; telles sont celles de Palrocle et d'Hector. Le corps de Patrocle, lorsqu'on est parvenu à l'arracber des mains d'Achille, est rapporté au camp, dans la tente du vainqueur. Là, il est lavé avec de l'eau chaude et frotté d'huile, puis porté sur un lit et envelopppé d'un léger linceul, par-dessus lequel on étend un voile blanc. Les Myrmidons entourent le cadavre toute la nuit, en priant et en gémissant. Achille repousse toute nourriture, tant qu^il n'aura pas vengé son ami, et jusque-là se refuse à lui donner la sépulture ^ Sa vengeance accomplie, après qu'Hector est tombé, les funérailles commencent. Un bûcher est construit, et le corps y est porté, au milieu de tous les Myrmidons, revêtus de leur armure. Cavaliers et fantassins, tous coupent leur chevelure, et la répandent sur le bûcher. Des brebis et des génisses sont immolées; de leur graisse, on enveloppe le corps, et l'on entasse leurs membres sur les matières inflammables. Des urnes remplies d'huile et de miel

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