‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 8 sur 494 · l'ausanias, VIII, l 'i ; CiiLiilli', i.XVIll, v. lO'J · texte numérisé non relu

l'ausanias, VIII, l 'i ; CiiLiilli', i.XVIll, v. lO'J

2. Il est juste cependant de sif^nialer les doutes émis par Ilercher {Ilmncs, I. p. 265), sur le voyag-e que Téléniaqiie aurait lait en chariot de Pylos à Lacédéuione ^^Odyssce, m, 324, 326 et 4^1. et iv, I >.

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si<:ii;il<' I"' Tr<''sor de Miiiyas, à Orcliomimc, ol les iimrs de Tir\ iiIIk' <"iinn<' <'<'^ (fiivres dignes de rivaliser avoc relies dos É"\[)li<'iis '. Si exaf^érés (jikî soient ces éloges, les restes (Micoïc f'xisifiiils (les constnielions ryclopéenncs, par exemple les miiis de Myocnes et la Porte aux Lions, le Trésor d'Airée cl d'aiilres nioiinments épars cà et là, sans conriplcr les murs de rii\ iiIIh' dr-jà cilrs, proiivcnl i\\i'ii mit! rj)oqiie don! il est iiiipossil)l(' de percer l'obscurité, dos rois puissants avaient à leur disposition les forces énergiques d'un jieuple la])orieux, et étaient en mesure d'exécuter des tiavaux iini, sans lénioigner d'un art avancé, supposent la continuité d'ellorts d'autant plus sui'prenants qu'il n'existait pas alors de machines propres à les allé^(>r.

La liante antiquité nous a transmis un autre legs, non moins énigmalique que ses monuments; je veux dire le large courant de traditions fabuleuses qui, malgré les altérations qu'elles ont trop souvent subies, se sont transmises toujours vivantes de générations en générations. Des exploits par lesquels les hommes rivalisent avec les dieux, des races de Géants et de Cyclopes que l'on n'a pas revues, des héros aux prises avec les monstres, des expéditions lointaines entreprises à travers des mers inconnues, par convoitise ou par vengeance, des maisons royales souillées de crimes et vouées aux malédictions célestes jusque dans leurs derniers descendants, tels furent les sujets de ces légendes, matière inépuisable que la poésie des âges suivants ne s'est pas lassée de reproduire sous les formes les plus dramatiques, où les idées les plus diverses ont trouvé leur symbole. Quel fut à l'origine le fondement de ces fables, de quelles pensées ces images vivantes sont-elles l'enveloppe et l'expression, de quels souvenirs réels nous ont-elles conservé la trace? C'est ce qu'on ne saurait déterminer avec certitude qu'en un petit nombre de cas. On peut être assuré du moins que les plus anciens poètes qui nous les aient conservés, Homère et ses successeurs, ont emprunté leurs sujets à un passé déjà loin d'eux. Si consommé qu'ait été Homère en l'art de donner à ses récits l'ac-

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