l'nlitl^iui; m, X
120 L\ CWf: C.RKCQUE
aussi (1VCC. rassciiliincnl du iiciijilc. .Nous aurons l'ocrasioii plus lard d(! cilor d<;s (!X('Iiii>Il!s de eus révoliilioiis. — l/Olif^arcliie, ou f^ouvfincmonl de quelques-uns, est celui dans lequel une partie des citoyens, relativement peu nombreuse, est on possession du pouvoir, par privilège exclusif, ou en détient au moins la majeure partie, La faveur dont les oligarques sont l'objet repose, sur la naissaric»; ou sur la forlune, quel(]uet"ois aussi sur ce double avanla^M-, ce qui expli(|ue assez leur infériorité numéri(iue'. — l']nlin, on appelle Démocratie le gouvernement d'où tous les privilèges sont bannis, où tous les citoyens ont des droits égaux à exercer une part do la puissance publique.
L'Oligarcliio et la Démocratie sont susceptibles de telles modifications que l'on ne voit pas toujours avec netteté dans quelle division rentrent certaines formes de gouvernement composées d'éléments divers. Dans l'Oligarchie, par exemple, quelques privilégiés peuvent seuls exercer les fonctions supérieures, mais le peuple a le droit de choisir parmi eux ceux qui -doivent les exercer, ou bien la Constitution réserve au peuple une part dans les délibérations, de telle sorte que la classe dominante n'a que l'initiative et la direction des débals, avec le droit de sanctionner les décisions prises en commun. Enfin, il existe une troisième combinaison, d'après laquelle une partie au moins du pouvoir judicifiire appartient à la classe non privilégiée. De même dans la Démocratie, tous les citoyens participent en principe à la puissance publique, mais non pas indistinctement. Il existe des classes plus ou moins favorisées, sans que toutefois personne soit exclu, et avec la latitude laissée à tous les citoyens de s'élever d'une classe à une autre. Dans telle Démocratie, où chacun peut, il est vrai, prétendre aux magistratures, participer au pouvoir exécutif ou judiciaire, des précautions sont prises pour que nul n'y parvienne, sans s'être créé des titres aux yeux de ses conci-
1. Voy. Aristote, Polit., IV, xi, et VI, i, § 2. L'Oligarchie dans laqueUe quelques privilégiés exercent une autorité arbitraire, et où les fonctions publiques se transmettent de père en fils, s'appelle proprement o-xnxnziia. Voy. ibid., IV, V, § 1 et 8; V, v, § 9.