‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 93 sur 494 · Pulif., II, vin · texte numérisé non relu

Pulif., II, vin

DE l'éducation publtote 129

les hommes en deliors du yiariage , le grand nombre des enfants légitimes n'étant pas jugé chose désirable. — Les conditions morales de nature à entretenir et à fortifier la situation de la bourg-eoisie n'étaient pas non plus nég-ligées dans les Etats g'recs. Partout il existait des institutions rentrant dans ce que nous pouvons comprendre sous le terme général d'éducation publique. Il serait difficile néanmoins, de retrouver en Grèce quelque chose qui répondit exactement aux mesures adoptées chez les nations modernes pour l'enseignement de la jeunesse. Il n'y a pas de traces certaines d'écoles où l'on put acquérir l'instruction élémentaire ou des connaissances plus élevées sous la direction et la surveillance de l'Etat'. On vivait plutôt sous le régime de la liberté de l'enseignement. Chaque citoyen pouvait ouvrir une école, s'il s'en croyait capable, et s'il inspirait confiance aux familles. Convaincu que personne ne voudrait laisser grandir ses enfants sans leur donner les notions indispensables, le législateur avait en général jugé superflu d'employer la contrainte. Quelques dispositions cependant avaient été prises en ce sens ; mais c'est seulement chez les Atliéniens que l'on en rencontre des vestiges rcconnaissables ; nous y reviendrons plus tard, en traitant de la Constitution athénienne. Le développement du corps était dans toutes les contrées de la Grèce l'objet particulier de l'attention publique, et bien qu'il ne soit pas fait mention de maîtres de gymnastique nommés par l'Etat, il n'est pas douteux que chaque ville était dotée de gymnases construits souvent avec un grand luxe, dans lesquels les leçons se donnaient et.se recevaient suivant l'âge et l'expérience acquise. Rien d'ailleurs n'était laissé au hasard, les choses se passaient suivant un ordre déterminé, sous la direction de surveillants officiels désignés par les noms de Ta'.B:v£[x:'. , yjtr/a-âpya'. , z(o^pyn::-x{ , if.Oj[j:r'.xi. Les Icçons étaient obligatoires en ce sens (jiic, avant d'entrer dans la classe des soldats, tout h; monde avait dû suivre un cours de gymnastique, comme préparation au service militaire ^

1. Ce (\uf' (lit Dinduiv (xir, l'J) sur li's hiis Ac Cliaroiidas et les dispositions relatives à réducatioii l'sL apoeryplu'.

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