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df savoir ■nis(jii';ï (jikîI |)oinl le ciilln cl loutco (]ui avait Irait à la roli^ion j)OiivaiL iiilliicr li<;urciiseineiil sur les mœurs; pou de mois suflisciit ici : la relig-ion dos (Irecs n'était, dans son essence cl par son origine, que l'adoration de la Xature. Ace titre, elle contenait, on ne saurait lo nier, beaucoup d'éléments qui non seulement ne. reposaieiil jjas sur un principe moral, mais qui pouvaient et devaient même provoquer à limmoralilé. D'autre pari, c'élail chez les Grecs une croyance populaire que l'homme dépendait, dans toutes les circonstances de la vie, d'êtres plus puissants, dont l'autorité était en somme juste et tutélaire, inspirée par la sagesse et la vertu, bien que tous n'oiïrissentpas le môme caractère d'élévation et ne répondissent pas à l'idée que l'on doit se faire de la sainteté divine. Les dieux étaient semblables aux hommes, c'est-à-dire imparfaits; mais à différents degrés ils étaient divins. S'ils n'agissaient pas toujours d'après des mobiles conformes h leur nature,, c'était une exception à la règle, un désordre accidentel. Les esprits forts eux-mêmes étaient convaincus que les rapports des dieux avec les mortels étaient d'accord avec les préceptes de la sagesse, de la justice, de la bonté, et que l'on ne pouvait compter sur leurprotection qu'en s'adressant à eux avec les sentiments d'une âme pieuse, et en suivant soimême les principes de moralité et d'équité qu'ils avaient annoncés aux hommes et gravés dans tous les cœurs. Il n'est pas moins vrai de dire que ces croyances n'étaient entretenues par aucun enseignement officiel. Il n'existait que des coutumes qui, n'étant pas toutes fondées sur des idées morales, n'étaientpas propres à les faire naître. Chacun pouvait aller demander des instructions sur les dieux, comme sur tout autre sujet. à ceux qui lui paraissaient en étal de les. lui donner, c'est-àdire surtout aux poètes ou à leurs interprètes et en général à tous les professeurs de sagesse. Assurément il y en avait dans le nombre qui, animés de sentiments pieux, s'attachaient à élever les croyances de leurs auditeurs et àleur inspirer le respect de la divinité; mais on ne peut méconnaître que d'autres agissaient en sens contraire, et que finalement les efforts des esprits religieux devaient échouer devant la tâche ingrate d'arrêter la décadence morale du paganisme.
IDÉE DE l'état I 35