Voy. Schœmann, Antiq. grecques, t. 1, p
5. Démosthène, c. Aristocrate, p. 647 et 692; Meier el Schœmann, der Atlische Process, p. 278.
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blic nue la déclaration précédai les hostilités1. Sans doute il \ cul (1rs exceptions h celte règle, comme <i toutes les autres, mais elles furenl rares, el le silence des historiens ne prouve pas toujours que ces garanties aienl été omises*. Il ne faut pas cependant conclure de là qu'elles fussent réglementées aussi sévèrement chez les Grecs que chez 1rs nations italiques m m mises an il mil lïvial 3. Lorsque, par exemple, un ultimatum avait été lancé inutilement avec menace de guerre, on étaitj ;i la rigueur, dispensé de toute autre formalité; mais ce n'étail pas là une pratique constante. On jugeait plus sur do faire une déclaration suprême par l'entremise d'un héraut, que son caractère; sacré et le bâton qui en était la marque rendaient partout inviolable. Des hérauts étaient souvent aussi adjoints aux ambassadeurs qui allaient négocier en pays ennemi, ou bien ils prenaient les devants pour ménager à ces personnages un sauf-conduit l. Un exemple montre l'odieux qui s'attachait aux violences commises contre les hérauts : les Spartiates avaient jeté dans un puits un héraut envoyé par le roi de Perse pour les sommer de se soumettre; pris de remords et désireux de désarmer la colère de Talthybios, patron des hérauts, ils dépêchèrent au roi deux de leurs concitoyens qui s'étaient eux-mêmes dévoués à la mort et qui furent successivement renvoyés sains et saufs5. Les Athéniens n'avaient pas mieux traité le héraut de Xerxès, mais ils s'excusèrent sur les exigences iniques qu'un barbare apportait au nom d'un autre barbare; et cela n'empêcha pas, lorsqu'un héraut chargé d'exposer leurs plaintes fut tué à Mégare, qu'ils se déclarèrent les ennemis irréconciliables des Mégariens et jurèrent
1. Hérodote, 1. VII. c. 9 ; Thucydide, 1. I, c. [29 et 131 ; 1. VI, c. 50, et 1. VII, c. 3; Plutarque, Pyrrhus, c. 26; Pausanias, 1. IV, c. 5, § 3.
2. Voy. par exemple Xénqphon, Hellen., 1. III, c. 2 § 23, c. 5, § 3; 1. V, c. 2, § 24, etc. 3, § 13.
3. Rien ne confirme les indications consignées dans Hésychius s. v. apva, et dans Diogénianus (t. I,p. 213, éd. Leutsch), à savoirquepour déclarer ta guerre on lâchait un mouton, ce qui signifiait que l'on se proposait de ravager le pays et d'en faire un immense pâturage.
4. Thucydide, 1. I, c. 53; Démosthène, de falsaLegat.,p. 392; Tite-Live, 1. XXXV, e. 38.