‹ Antiquités grecquesChapitre 112 sur 567 · Voy. Schœmann, Antiq. grecques, t. I, p · texte numérisé non relu

Voy. Schœmann, Antiq. grecques, t. I, p

4. Le roi de Perse considérait toujours les villes île l'Asie Mineure comme tributaires, et rendait ses Satrapes responsables des tributs, malles Athéniens réussirent à en enîpêcher le recouvrement; voy. Thucydide, I. VIII, c 5, et Bœckb, Staatshaush.X II, p. 662.

T.. Tbucydide, I. VIII, r. IX, 37, .".s.

6. Clazomène était une île, jusqu'au momenl où Alexandre la rattacha par une chaussée au continent; vm . Strabon, I. I, p. 58, el Pausanias, I. VII, C. 3, § 5.

munie, ;ï l'exception de Lemnos, de Scyros et (Timbrés, dont la

possession fui laissée aux Athéniens. Les signataires de la paix, c'est-à-dire le roi de Perse et Sparte, redetenue son alliée, devaient combattre ceux qui la rejeteraient, sur terre et sur mer, avec l'argent el avec les armes1. Les Athéniens adhérèrent à cet accord, parce qu'ils ne se sentaient pas en mesure de le rompre; ils réussirent toutefois a Empêcher de nouveaux empiétements de la part des Perses et assurèrent la liberté des Iles et celle de la mer. Peu de temps en effet leur avait sufli pour réunir autour d'eux une nouvelle confédération, organisée sur le modèle de la première, telle qu'elle était au début, el qui bientôt embrassa une partie des villes riveraines de l'Asie. Les alliés conservèrent leur indépendance; on institua uu conseil fédéral, dont le siège était à Athènes; les mêmes droits étaient dévolus à tous les états qui envoyaient des députés (îuvsâpouç) 2, abstraction faite de leur importance; les'redevances à verser dans la caisse fédérale et qui n'étaient plus désignées par le nom odieux de tributs (çopot), mais par celui de cotisations (auvcaÇeiç) furent réparties équitablement, et pour rassurer les alliés contre la crainte de revoir les mauvais procédés d'autrefois, les Athéniens promirent qu'il ne serait plus fondé de nouvelles Clérouquies, et qu'aucun d'eux ne pourrait acquérir de propriété foncière sur le territoire de la fédération, en dehors de l'Attique1 ; il faut croire toutefois que Lemnos, Scyros et Imbros étaient exceptées de cette interdiction. Les anciennes Ilellénotamies ne furent pas rétablies; il est vrai que les cotisations des alliés furent administrées par des Stratèges athéniens4. Il n'y a plus trace d'un tribunal fédéral, de même que plus tard fut abolie l'obligation imposée aux alliés de faire juger leurs différends à Athènes5; mais rien

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