Polybe, 1. XIII, c. I
3. Polybe, 1. IV, c. 37, § 2 et XI, 7 ; Strabon, 1. X, p. 463.
4. Voy. Tite-Live, 1. XXXI, c. 29, § 1, et en divers passages. Le nom de TiavaiTwXcov ne se rencontre pas chez les historiens grecs, mais Pollux (1. VI, c. 163) mentionne des navat-rwÀia. qui sans doute étaient la fête de la confédération, ce que les 7ia[j.6otcÔTca et les uaviwvta étaient pour les populations dont elles rappellentles noms. Sur le Goncilium Pylaicum que Tite-Live (1. XXXI, c, 32, § 3) cite en même temps que le Pametolicum, voy. les notes de Weissenborn.
5. Polybe, 1. V, c. 103, § 2 ; Tite-Live, 1. XXVIII, c. 5, § 13; XXXI, 29, § 8; XXXV, 12, S 3, et XXXVI, 26, § 1.
6. Polybe, 1. V. c. 103; § 2 et 6; XVIII. 48, § 6; XXVIII, 4, g i; Diodore, 1. XIX, c. 66; Tite-Live, 1. XXX V, c. 34 et 46.
7 Polybe, 1. IV, c. 5, §9; XX, 1 S 10 et 11; Tite-Live, 1. XXXV, 34 et 46, XXXVI, 28.
8. Corpus Inscr. grasc, n° 2350, 2352 et 3046; voy. aussi Polybe, t. XX, c. 1. Dans une inscription publiée par Ussing (Inscr. ine.d., n° 2) et par Ran-
conseil fédéral était permanent et siégeait alternativement dans différentes villes1. Il décidait des affaires urgentes ou de celles qui n'offraient qu'une importance secondaire; les autres étaient portées devant l'assemblée générale qu'il convoquait extraordinairement à cet effet. Rien n'indique de quelle façon avaient lieu les nominations des magistrats fédéraux à Thermon, mais il est très vraisemblable, malgré les conjectures de quelques érudits, qu'elles se faisaient au choix, non au sort". Le magistrat par excellence était le Stratège, dont le nom figurait dans tous les documents, comme indice de l'année3. Le Stratège n'était pas seulement le chef de l'armée ; il avait aussi la présidence dans les assemblées générales, aussi bien que dans les réunions restreintes des Apoklèles. S'il s'agissait d'une question de paix ou de guerre, il devait, pour se conformer à la loi, se borner à recueillir les avis, sans donner lui-même le sien'. On voulait éviter par là que des motifs personnels influassent sur les résolutions. La même précaution n'existait pas pour les affaires d'autre nature. Le premier magistrat après le Stratège était l'Hipparque ou commandant de la cavalerie, qui était, en outre, l'auxiliaire ou le suppléant du Stratège en dehors des fonctions militaires. On signale ensuite le ypoc^axeùç ou Greffier en chef, quelque chose comme le ministre du Stratège ou le
gabé [Antiq. hellen., t. II, p. 215, n° 692) sont inentionés to (JuvISpiov t&v A'ctw/.wv y. ai ol TtpoarâTa'. toù aweSpfou «où ô ypajjiji.xTïù; xat ô îimup*/pt. Il y avait deux 7tpoaxâiat toO auveSpiou.
I . Dans un passage de Polybe (1. XX, c. 1) les Apoelètes sont réunis à Hypata. Il n'est pas douteux qu'ils tussent toujours présents là où avaient lieu les assemblées générales.
'2. On a soutenu l'opinion contraire par cette raison que d'après Hésychius s. v. x-jdqAO) irxcpû;) les Ktoliens auraient, dans le Métèagre de Sophocle, nommé leurs magistrats à l'aide de rêves ; et que cet usage étail présenté comme remontant au temps même de Méléagre. 11 saute aux yeux qu'un pareil témoignage n'a aucune valeur. Le tirage au sort des magistrats fédéraux eut été une chose absolument déraisonnable.
3 Voy. par ex. dans le Corpus L'inscription n° 3046. En 289; les Ktoliens, pour faire honneur au roi Attale de Pergaroe, l'avaient choisi comme Stratège, en lui adjoignant Pyrrbias, chargé de remplir effectivement les fonctions attachées a ce litre. Voy Tite-Live, l. XXVII, c 29, ^ tu, et 30, ii I.
i. Tite-Live, I. XX XV, r.h, § 7.
Chancelier fédéral*. Nous trouvons encore mentionnés des
Nomographes qui paraissenl avoir été chargés de temps à autre de codifier les lois, d'examiner et de comparer celles qui étaient l'œuvre des circonstances, et de prendre ou au moins de proposer les mesures qu'ils jugeaient nécessaires2. Ce fut surtout durant les luttes qu'elle eut à soutenir contre les Macédoniens, sous les règnes d'Antigone Doson et de Philippe III, que là ligue étôlienne déploya toute son activité. Malheureusement il était devenu plus difficile que jamais de réunir tous les Grecs dans un effort commun. L'esprit de la nation était engourdi; ses forces étaient épuisées. A l'amour du particularisme qui était pour ainsi dire passé dans le sang des Grecs et avait été pour eux une cause de discorde perpétuelle, se joignaient le dédain et la répulsion que ressentaient des populations plus cultivées pour la race énergique mais grossière des Etoliens. Les Aehéens et beaucoup d'autres aimèrent mieux se résigner à la suprématie des Macédoniens que de la combattre avec de pareils auxiliaires. Toute la Grèce se trouva ainsi divisée en trois partis : la ligue étôlienne, la ligue achéenne et le parti des neutres qui se tint à distance des deux autres. Dans les guerres des Romains contre les Macédoniens, les Etoliens s'allièrent d'abord aux premiers, mais ils se brouillèrent avec eux et finalement furent forcés, en 189, de souscrire au traité qui les fit en réalité les sujets de Rome.