‹ Antiquités grecquesChapitre 117 sur 567 · CHAPITRE DIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIEME

Les Achéens, la race la plus digne d'attention de toutes celles qui habitaient autrefois le Péloponnèse, fut en partie soumise, en partie remplacée par les Doriens. Un certain nombre d'entre eux se réfugièrent dans l'Asie-Mineure; d'autres gagnèrent la région septentrionale de la presqu île, et contraignirent les Ioniens qui l'occupaient à chercher un asile dans l'Attique d'abord, plus tard en Asie. Depuis, le pays nommé jadis ^Egialos ou ^Egialéa s'appela de leur nom Achaïe. Les douze localités principales qui composaient le pays formaient autant de petits états gouvernés parles successeurs de Pélops, dont l'un paraît avoir eu la haute main sur les autres1. On ne saurait déterminer avec certitude à quel moment la monarchie fut renversée dans cette contrée. L'histoire nous a conservé seulement et par hasard le nom du dernier souverain dont l'autorité se soit manifestement étendue sur ces divers états, Ogygès*. La royauté fut remplacée non par l'oligarchie, mais par une démocratie tempérée et fort éloignée du régime égalitaire, à en juger par les éloges des historiens qui la représentent comme un gouvernement raison nable et bienfaisant3. Nous manquons de détails précis sur l'organisation de ces douze cités; nous savons toutefois qu'il existait entre elles une association qui servait à les faire vivre en bonne intelligence, tout en n'étant pas assez étroite poui que l'Achaïc put être considérée comme formant un étal

1. Pausanias, 1. VII, c, 6, S '• I-"'1 résidence «I roi suprême était

vraisemblablement lléliké, que Pausanias (1. VII, c ?, :i l) désigne coinme l'ancienne capitale.

Page 1