‹ Antiquités grecquesChapitre 118 sur 567 · Voy. Schœmann, Antiq. grecques, t. 1, p · texte numérisé non relu

Voy. Schœmann, Antiq. grecques, t. 1, p

unique. JNous voyons, rn effet, dans les affaires extérieures auxquelles d'ailleurs L'Achaïe se mêla aussi peu que possible, les différentes villes prendre parfois des partis contraires. C'esl ainsi que, durant la guerre du Péloponnèse, Pellène se rangea du côté d<- Sparte el Patrae du côté d'Athènes1. La pluparl des autres gardèrent la neutralité. Un remontant plus haut, les Achéens avaient conclu avec les Athéniens des alliances passagères*, mais d'habitude ils se rattachaient à la symmachie du Péloponnèse. Après la bataille deLeuctres, qui changea l'ancien équilibre des puissances, les Achéens durent à leur réputation de justice et d'impartialité d'être choisis par les Thébains et les Spartiates pour prononcer comme arbitres sur quelques points restés en litige3. Un peu plus tard, lorsque les Macédoniens eurent conquis la prépondérance en Grèce, les Achéens firent leur soumission. Quelques parties du pays reçurent des garnisons macédoniennes; d'autres tombèrent sous la domination de tyrans indigènes, mais à la dévotion de l'étranger4. La confédération des villes fut dès lors détruite, et cet état de choses dura jusqu'en l'an 280 (Olymp. CXX1V) où les difficultés contre lesquelles l'empire macédonien eut à lutter offrirent aux Achéens l'occasion de recouvrer leur indépendance. D'abord les villes de Patra, Dymé, Tritœa et Pharœ conclurent seules une alliance offensive et défensive'. On ignore si elles avaient reçu des garnisons étrangères, et si elles durent commencer par les chasser, mais on le sait pour iEgion qui se souleva cinq années plus tard et se ligua avec les quatre villes qui avaient pris les devants. Cet exemple fut suivi la même année par Bura, dont le tyran fut mis à mort, et parlvérinéa, où lséas aima mieux résigner lui-même

1. Thucydide, 1. V, c. 52, § 2, et 58, § i; vov. aussi ibid., II, 9 § 1.

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