Hérodote, 1. I, c. 82: Pausanias, 1. H. c
tières1. Les Chalcidiens el les Érétriens de L'Eubée étaieni entrés aussi en pourparlers pour régler d'avance la façon dont, le cas échéant, ils se feraienl la guerre. Entre autres articles, il était convenu qu'on ae ferai! pas usage d<> javelots*, inter-
dicti <iins propre à épargner le sang qu'à rendre douteuse
l'issue de la bataille. En dehors de ••.•s arrangements particuliers, certains principes généralemenl observés constituaient un droit des gens ou droit de la guerre (%okê[tœ\i v6[aoi)8, dont il était tenu compte du moins en théorie. Ainsi le soldat qui jetait ses armes et demandait merci devait avoir la vie sauve*; mais il est juste d'ajouter que, dans les combats homériques ainsi que dans ceux qui suivirent, l'ardeur de la lutte fit souvent oublier ce devoir d'humanité. Jamais on ne se fit scrupule de mettre à mort les prisonniers qui, sans se rendre, tombaient au pouvoir du vainqueur. Les Athéniens ayant mis la main par trahison sur plusieurs représentants d'une nation ennemie, envoyés en ambassade auprès du roi de Perse, n'hésitèrent pas à les jeter dans des précipices , s'autorisant de l'exemple des Spartiates qui, au début de la guerre, avaient maltraité et fait mourir des marchands athéniens ou alliés des Athéniens, voire même des neutres, saisis sur des bâtiments de commerce5. Lorsqu'une garnison assiégée se rendait à discrétion, il n'était pas rare qu'on passât au fil de l'épée tous les hommes valides; les autres étaient réduits en esclavage et vendus; les Athéniens en agirent ainsi avec les Méliens dans la guerre du Péloponèse, et il fut résolu, sur la proposition de Cléon, qu'on en userait de même avec les Mytiléniens; le traitement toutefois fut un peu adouci6. Dans ces deux cas, la rigueur des Athéniens, généralement enclins à des mesures plus humaines, s'explique par ce fait qu'ils avaient à combattre d'anciens alliés passés à l'état d'ennemis. De même, les Thébains avaient pour coutume constante de faire périr tous