‹ Antiquités grecquesChapitre 132 sur 567 · Voy. Welcker, Gœtterlehre, t. II, p. C>G · texte numérisé non relu

Voy. Welcker, Gœtterlehre, t. II, p. C>G

2. Ho/.).» iJ/euôovTcic koiSoî était au temps d'Aristote une phrase proverbiale, voy. la Métaphysique, 1. t, c. i', ri. le Scholiaste de Platon, p. 465 (p. 128 éd. Ruhnkenius). Les Muses font elles-mêmes un aveu semblable 'tins la Théogonie d'Hésiode, v. 27 : fô|i.ev «}*e\$8sa rcoXXà Xéyetv.

3. Aristophane, Nubes, v. 905 et 1070; Eurypide, tiippolyte, v. 451 ; .Ion., v. 449; Platon, Leges, 1. I. p. 636 E el 1. XII p. 941 l>; Eulyphron, \>. T> E ; Térence, Eunuch., a. III, se. 5, v. 3o ; saint Augustin, </< Civit. De», 1. II, c. 7, et Confess., 1. I, c 16, § 2.

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pouvait le craindre, cela tient à. la nature saine et morale de la nation, qui la mettait à l'abri de séductions dont les commentaires philosophiques ue pouvaient la préserver.

Retracer L'histoire des diverses transformations par lesquelles passa La religiou grecque, depuis son origine jusqu'à sa décomposition, est une tâche d'une exécution à peu près impossible et que, en tout cas, nous ne saurions entreprendre ici. On peut risquer beaucoup d'hypothèses plus ou moins déraisonnables sur la période préhistorique, désignée parle nom des Pélasges, mais les données manquent et surtoul les preuves. Pour les temps remplis par les exploits des héros achéens, Y Iliade et YOdyssée nous offrent un tableau plus

propre à nous faire apprécier l'état d'esprit du poèt i îles

poètes que celui des générations dont ils se sont faits les historiens. Les échos des siècles qui ont immédiatement suivi l'épopée homérique témoignent de dispositions plus pieuses, d'un besoin de religiosité impossible à contenter avec ce qui avait suffi jusque-là, et inclinant vers un mysticisme théosophique qui cherchait sa satisfaction dans des symboles plus profonds au moins en apparence et dans les coutumes en vigueur chez les nations orientales *. Mais les matériaux dont nous pouvons disposer ne nous permettent guère de retracer clairement et en connaissance do cause l'histoire religieuse de ces temps. C'est seulement depuis la fin du vie siècle et le commencement du v° que naît la possibilité de démêler et d'exposer dans des monographies l'état religieux de quelques esprits éminents, poètes, historiens, philosophes, tout en recueillant de nombreux indices sur les idées qui dominaient dans la nation. Je me propose de rassembler ici, avec les développements que comporte le sujet, les renseignements certains que nous fournissent les sources, du -Ve au in0 siècle. Ce qui a précédé et suivi, surtout ce qui a suivi, sera traité dans des chapitres distincts, à mesure que l'occasion s'en présentera.

L'essence de la foi religieuse, telle qu'elle était professée par tout être intelligent, durant les beaux temps de la Grèce,

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