Symposion, c
maque, croit le savoir. Il y a, selon lui, non pas seulement deux Aphrodites, mais plusieurs, et dans le nombre la prééminence appartient à l'Aphrodite Kastniétis l. Ce que Xénophon rapporte de son propre chef, au sujet de Zeus que Socrate considérait comme unique, ne s'accorde pas avec cette prétendue unité2. Il avait, en revenant d'Asie, fait de nombreux sacrifices à Zeus Libérateur et à Zeus Roi, mais lorsqu'il atteignit Lampsaque, un devin lui déclara que le mauvais état de ses affaires tenait à la rancune deZeusMeilichios, que c'était lui qu'il fallait fléchir. De ce passage il ressort que Zeus Meilichios était distinct de Zeus Libérateur et de Zeus Roi, qu'il réclamait des hommages personnels et ne tenait pas compte des sacrifices offerts à ses rivaux. Cela rappelle les griefs de Jupiter Capitolin contre Auguste, qui lui avait témoigné moins de vénération qu'cà Jupiter Tonnant 3. D'après les lois de Solon, certains serments devaient être prêtés sur les autels de Zeus h.t<sioc} de Zeus Kaôapaioç et de Zeus è£axe<rc^pioç. Evidemment ces épithètes ne sont que les divers surnoms d'un même dieu, qui se laissait apaiser par les prières, les purifications et les cérémonies expiatoires. Cela n'empêche pas que Solon ordonnait de prier sur les autels des trois Dieux '. Nous trouvons encore, dans d'autres formules de serment, un Zeus Krétogénès à côté d'un Zeus Talkeos, une Athèna Oléria rapprochée d'une Athèna Polias et d'une Alluma Samonia, et d'autres encore6. Nous ne devons donc pas être surpris que d'anciens théologiens aient été conduits tant par ces motifs que par les contradictions inconciliables dont fourmillent les légendes religieuses, à déclarer que l'on doit admettre plus d'un Zeus, plus d'une liera, plus d'un Apollon , et ainsi de suite0. Au point de vue des croyances popu-