Fragm. Bellerophontis, 17, v. i, p. 687, éd. Didot
2. Isocrate , Panalhen., c. 23: Tûv noXXûv ouôà toùç 8eoiç àvapapT^TOu^ tîvat v^ijuÇôvtwv. D'après la Théogonie (v. 220), la vengeance des Kères s'étendait aux fautes des dieux aussi bien qu'à celles des hommes.
3. Voy. Sehœmann, Introd. au Prométkée d'/Eschyle, p. 132 ; Eichhoff, ueb. einige religiôs-sittliche Vorstell. des class. Alterthums, clans un progr. de Duisbourg, 18i6, p. 10 et 11 ; W. Hoffmann, dans le Philologus, L XV, p. 224, et A. Schuler, ueb. Eerodots Vorstell. von Neide de- Griechen, Offenburg, 1869.
i. Sur la théorie de Niegelsbach au sujet de la haine, de la malice et de la perversité des dieux (Nach/inm. Theol., p. 54) il suffit de renvoyer a la recension de cet ouvrage par E, Muller, dans les lahrb. fur Philol., t. LXXXI, p. 167.
\<)2 wiioi lil.s RELIGIEI SES
bien sûre qu'ils n'échapperonl pas au châtiment1. Alastor,
esprit vengeur, acharné a la | rsuite des criminels e1 qui
punit jusque chez les enfants les fautes des pères, appartient bien, il est vrai, à la religion populaire, mais il n'a rien de commun avec l'humeur diabolique «1rs démons; il esl au contraire l'ennemi inflexible <lu mal*. Au nombre des esprits tracassiers doil être compté aussi Alitérios, qui avail la réputation de tourmenter les êtres malfaisants. C'esl ainsi que, d'après Andocide*, le bruit courait parmi les femmes et les enfants qu'un Alitérios hantait la maison d'flipponicus el y mettait tout sens dessus dessous; mais les personnes enclines à la superstition étaient seules à se représenter ce personnage dans le rôle de trouble-fête. Elles en avaient long à dire aussi sur les lutins et les fantômes désignés par les noms de Lamie, Empuse, Akko, Mormo, et sur tous les ;;.::;;.:"/.,/.£• a* qui servaient à effrayer les enfants. Les Erinyes étaient, à la vérité, des divinités généralement reconnues; elles étaienl même, en beaucoup de lieux, l'objet d'un culte public et d'une vénération profonde; mais leur tâche, comme celle d'Alastor, consistait, ainsi que le dit /Eschyle, cà poursuivre et à punir les ennemis des dieux". De là les qualifications de ore^vat etd'ej^evfêeç qui , contrairement à l'opinion de quelques critiques, n'étaient pas des euphémismes, mais une manière de reconnaître la protection quelles accordaient aux bons. En punissant les méchants6, elles étaient les servantes du droit
1. Voy. surtout .Eschyle, les Coéphores, v. 377 eci. Herm. ; Solon, fragm. XI, v. 75; cf. Rhianus, III, 3i ; voy. aussi Sehœmann, dans son Introd. aux Euménides, p. 28. Cette idée est déjà indiquée clans Homère, Iliade, 1. IX, v. 508 et suiv.