Odyssée, 1. IV, v
Aphrodite le constitue gardien de son temple, àdpw ctsç. Ces termes entraînent donc déjà une idée de subordination vis-àvis des dieux supérieurs. Dans les Œuvres et Jours, les démons sont des esprits qui, après avoir formé la génération de l'âg-e d'or, sont charg-és par Zeus de veiller sur les mortels1. Les Satyres, les Silènes, les Curetés et les Corybantes étaient reconnus aussi comme des démons aux ordres de Dionysos et de la Mère des Dieux2. Aphrodite avait des servantes telles que les Génétyllides, et des serviteurs mâles, parmi lesquels on cite un Tychon, un Gigon, un Orthanès3. A cette classe appartiennent encore Eros ou les Erotes, car ce nom se trouve souvent au pluriel, ainsi qu Himéroset Pothos. Diotime en effet, dans le Banquet de Platon, assigne expressément à Éros une place parmi les démons, bien que d'autres, les Thespiens par exemple, le révèrent comme un grand Dieu. De même les Charitinnes, qui à Orchomène étaient honorées à l'égal des grandes Déesses, apparaissent ailleurs comme les suivantes d'Aphrodite. Doivent être comptés également parmi les démons un grand nombre d'êtres qui, sans être au service d'une divinité, empruntaient leurs noms aux circonstances et aux affections de la vie humaine dans lesquelles ils intervenaient : de ce nombre sont, chez les Athéniens, 'AtBw?, la Pudeur; «IVa'.x, l'Amitié ; "EXsoç, la Compassion; 'Op^iQ, l'Ardeur; Eîp^vYj, la Paix; $^pj, la Renommée*. Chez les Spartiates, on honorait au même titre {Piîo;, l'Obéissance, et réXwç, le Rire; à .Egion, Swrnpia, le Salut; à Olympie, 'Op.ovo'.a, la Concorde et Kaipéç, l'Occasion propice5. Ces différents cultes reposaient sur la croyance que les circonstances de la vie et les dispositions de l'aine humaine sont soumises à des influences divines; mais