Strabon, 1. X, v. 'iGG et
3. Voy» Lobeck, Aglaophamus, p. 1235, et sur les Génétyllides en particulier, Preller, dans les lahrb. /'. Philol., t. LXXIX, p. 552.
k. Hésychius, s. v. A.î3o0; ; Pausanias, 1. I, c. s, S 3, c. 17, § !, et 18, ^ ."> ; Schol. «le Sophocle, Œdipe à Colone, v. 253; Schol. d'^Eschine, '■. Timarque, p. 140 Ii.
5. Pausanias, 1. II, «•. :\ $ 6, 1. V, c. li § 0, 1. VII, c. 21 § T. el c. ■", S 3 ; Plutarque, Cléomène, <•. !•. A Hipata, en Théssalie, une fête annuelle était célébrée en l'honneur du Rire, si l'on en croit Apulée (Métam., I. III c. 11), nous n'avons pas à rechercher si le l'ail est bien réel.
comme on pouvait difficilement savoir «I"' qui au j « i s f « • elles dépendaient, on imaginai! des esprits intermédiaires, agisaanl d'après les ordres tantôl d'un dieu, tantôt d'un autre, quelquefois suivanl leur propre mouvement. Dans le domaine de la fable, les idées sont toujours vagues et mal assurées : elles devaient l'être surtout ici1. La Victoire, Nixyj, est généralement considérée comme une divinité indépendante; maie pour les Athéniens qui faisaient honneur de leurs victoires h la déesse protectrice de leur ville, Athôna s'appelait aussiNi'xYj, et le surnom d"EpY<*w] s'applique tantôt à la déesse elle-même, tantôt à l'une de ses suivantes. De même 'Yyfeia, ordinairement associée à Asclépios, et représentée comme sa fille, poulies Athéniens n'était autre qu'Atliêna. EuxXeia était à Thèbes, un surnom d'Artémis, mais c'est quelquefois aussi le nom même de la déesse2. Afin de faire bien comprendre comment on rattachait aux dieux, pour les aider dans leurs différentes attributions, des démons qu'eux-mêmes avaient choisis, on peut citer ce fait que Zeus, qualifié de £évwç, en tant que gardien du droit hospitalier, a des ministres spéciaux pour les différents cas qui peuvent se présenter1. Beaucoup de gens pensaient aussi que les oracles ou les signes qui présageaient l'avenir n'étaient pas une communication directe des dieux et étaient transmis par l'entremise des démons*. Dans chaque domaine de la nature, comme pour les détails de la vie journalière, il y avait autour et au-dessous des dieux une multitude d'êtres surhumains ou de dieux en sous-ordre. Tout
1. En élargissant encore le champ, et par delà les limites des superstitions populaires, les poètes ont divinisé tous les états et les affections de l'âme. Les exemples abondent de ces personnifications ; voy. les notes de Boissonade sur Psellus, de opère Dxmon.,p. 292, et celles de Bœhr sur Hérodote, 1. VIII, c. Ht.
2. Des inscriptions postérieures signalent aussi chez les Athéniens un Upeùc EûxXetaç xat EvvojAÎa; ; voy. par ex. le Philistor, t. III, p. 458, et Keil, dans le Philologus, t. XXIII, p. 243.
3. De là ce passage de Platon dans les Lois (1. V, p. 730 A) : ô i-lviq; Ixoéffxo'j 8at[xwv xa\ 6sô;, tù Isvûo (TuveTtôfievoç Au. De même, dans Lucien (Encom. Demosth., c. 50) : Ôtoxôoç 8a(|io)v 'EXeuôepiou AîoC
4. Plutarque, de defectu Oracul., c. 12 ; Platon, Sympos., c. 23, p. 202 E; Diogène Laërte, 1. VIII, c. 32. Voy. aussi Wachsmuth, die Ansichlen der Stoiker aeber Mantik und Daemonen, Berlin, 1860, p. 35.
le monde connaît les Nymphes dont l'activité remplit les bois, les montagnes, les grottes, les vallées, les prairies et les eaux. Elles révèlent leur condition subordonnée par les soins qu'elles rendent à leurs maîtres, par le cortège dont elles les entourent, par les sacrifices qu'elles leur offrent1, ce qui n'empêche pas que de la part des hommes elles aient droit elles-mêmes à des sacrifices et à des hommages. En Arcadie Bpovriq et 'Aïzpz-r,2 avaient aussi leurs autels. Nul doute qu'on ne les considérât comme les ministres des tempêtes, chargés de lancer le tonnerre et les éclairs, au commandement de Zeus. Dans cette même classe de divinités subalternes, doivent être rangés les dieux des vents, à qui l'on rendait, suivant les contrées, un culte collectif ou individuel1; dans ce dernier cas, les hommages s'adressaient surtout à Borée. Si ces dieux ne sont pas plus que ceux qui précèdent désignés par la qualification spéciale de démons, il ne faut pas nous y tromper, cela tient uniquement à ce qu'ils président aux phénomènes naturels, tandis que les démons proprement dits sont mêlés aux circonstances journalières de la vie humaine. En retournant en arrière, nous devons encore mentionner spécialement ceux d'entre eux que l'on croyait associés à chacun de nous. La première allusion à ces démons personnels se trouve dans Théognis , et la même croyance est confirmée par des témoignages certains, à partir du siècle de Platon4; elle est
1. Voy. Schœmann, dans son Introd. au Promêthéc d'.-Eschyle, p. 150; cf. Ovide, Fastes, 1. II, v. 247, et 1. IV, v. 423.