‹ Antiquités grecquesChapitre 146 sur 567 · Plutarque, Lysandre, c · texte numérisé non relu

Plutarque, Lysandre, c

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droits à L'estime de leurs semblables pour être jugés dignes de participer dans une plus large mesura àl'ossence divine, el pour assurer à leurs âmes, après leur mort, nue pLu «• d'honneur. Ce n'est pas seulement flans la haute antiquité <\n>- Fut honorée celte classe de héros. Les générations qui suivirenl restèrent fidèles à cette croyance, et souvent il arriva que des contemporains furent jugés dignes des mêmes honneurs. Quelquefois même ces récompenses furent décernées par des considérations étrangères au mérite de ceux qui eu étaient l'objet et pour des services douteux. Un athlète, Cléomède d'As typalée, furieux de ce que les Hellanodices avaient refusé de lui décerner un prix à Olympic, renversa la colonne qui soutenait le toit d'une école où étaient réunis des enfants, dont plusieurs furent ensevelis sous les décombres. Pour échapper à la vengeance du peuple qui menaçait de le lapider, il se réfugia dans le temple d'Athèna et se cacha dans un coffre. Lorsque la foule, ne pouvant parvenir à ouvrir ce coffre, le brisa, Cléomède avait disparu, et nulle part on ne retrouva sa trace. Le fait sembla si merveilleux aux Astypaléens qu'ils consultèrent l'oracle de Delphes. La Pythie répondit que Cléomède était un héros, le dernier des héros, el qu'il fallait lui offrir des sacrifices ] ; cela se passait l'an 496 (olymp. LXXI). Néanmoins Cléomène ne resta pas le dernier des héros ; on en créa un grand nombre après lui, les uns pour des motifs plausibles, les autres pour des raisons équivoques ou même mauvaises. Nous avons déjà remarqué que les colonies rendaient à leurs fondateurs (oly.'.i-xi) des honneurs héroïques % et que, faute de retrouver le véritable diwvfiç, on empruntait parfois à la légende quelque héros avantageusement connu. On ne se faisait pas faute non plus d'élever à l'état de héros des personnages imaginaires, comme par exemple en Attique les

1. Pausanias, 1. VI, c. 9, S 6 ; Plutarque, R'nnulus, c, '23: Eusèbe, Frœpar. emng., 1. V, c. 34. Il est bon aussi de lire dans Hérodote les histoires d'Artachaeos, honoré comme un héros par les habitants d'Acanthos (1. VII, c. 117), de Philippe de Crotone (1. V, c. 47) et du roi Onésilos à Cypre. (lbid, c. 114), ainsi que ce que raconte Athénée d'un chef d'esclaves fugitifs, Drimakos de Chios (1. VI, p. 267).

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