‹ Antiquités grecquesChapitre 148 sur 567 · Tzetzès, ad Lycophrontem, v. 1194 et · texte numérisé non relu

Tzetzès, ad Lycophrontem, v. 1194 et

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dieux ; le nom d'Héraclès surtout était invoqué, lolaos chez les Thébains, Dioclès chez les Mégariens, d'autres encore remplissaient l«' même office. Avec le temps, certains héros tombèrent dans l'obscurité et perdirent beaucoup de leur considération. Ce fut le sort de tons ceux qui étaient simplement l'objet d'un culte domestique que telle ou telle famille, tel ou Ici yévoç venaient leur rendre sur leur tombeau ; car c'était la coutume dans plusieurs contrées, que certains morts fussent salués héros par ceux qu'ils laissaient après eux, et reçussent, à ce titre, L'hommage d'un culte privé ; c'est ce qu'on appelait àfYîporfÇeiv1. Cette consécration fut quelquefois reconnue et confirmée par l'Etat, mais ce n'était là qu'un témoignage public, rendu sans autre conséquence à la mémoire du défunt, quelque chose comme une canonisation ; car, dans les temps historiques, l'opinion était généralement répandue, bien qu'elle n'ait jamais été établie d'une manière dogmatique, que non seulement les âmes illustres, comme le voulaient les philosophes-, mais toutes sans distinction échappaient à la mort et recevaient la récompense ou le châtiment qu'elles avaient mérité. Naturellement les conjectures variaient sur les conditions de cette vie future ;i. Nous parlerons plus tard des cérémonies religieuses et des usages superstitieux qui se mêlèrent à ces croyances ; actuellement, nous nous bornons à remarquer que la grande généralité attribuait aux âmes le pouvoir d'exercer du fond de leur séjour, une certaine influence sur le monde qu'elles avaient habité', que l'on croyait avoir un moyen de

1. Corpus Inscript, yrxc, n° 2467 et suiv. ; cf. Bœckh, Abhandl. ueb. die lnschr. v. Thcra, dans les Mémoires de l'Académie de Berlin, 1836; Ross, Inscript., t. II, p. 203, et lnsclreisc, t. II, p. 18 ; Conze, Reise nach Lesbos, p. 12. Dans une épitaphe athénienne (Philologus , t. XXII, p. 709, et Gœtting. Nachrichten, 1864, p. 342), un enfant mort à l'âge de cinq ans est appelé r,pw<; o-uyyEvîiaç.

2. Diogène Laërle, 1. VII, c. 157, avec les remarques de Ménage : cf. Thomasius, Stoica Animarum mortalitas, à la suite de sa dissertation de Mundi exustionc Stoica, p. 227.

3. Il suffît, pour le but que nous nous proposons ici, de renvoyer à la Rcal-Encyclop. de Pauly, t. IV, p. 164 et suiv. et à ses Studien, p . 36. Sur les idées homériques à ce sujet, voy. Schœmann, Antiquités grecques, t. I, p. 73 et suiv.

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